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Centrafrique : Qui est Patrice Edouard Ngaissona, le nouveau prisonnier centrafricain de la CPI ?

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BANGUI, 12 décembre 2018 (RJDH)—A peine arrivé à Paris, Patrice Edouard Ngaissona, coordonnateur politique des Anti-Balaka, a été arrêté en faveur d’un mandat d’arrêt émis par la CPI. Mais qui est ce nouveau prisonnier centrafricain de la CPI ?

Patrice Edouard Ngaissona est un homme d’affaire centrafricain, né en 1968. Très connu du public, il est depuis 2008 président de la Fédération Centrafricaine de Football avant d’être élu numéro 1 du Comité exécutif  de l’Union des Fédérations de Football de l’Afrique Centrale en février 2018 à l’issue d’une élection très critiquée.

Ancien ministre de la jeunesse et des sports sous le règne de François Bozizé en 2012, Patrice Edouard Ngaissona a été accusé comme plusieurs autres proches de Bozizé de créer des milices pour riposter aux exactions des Séléka sous le règne de Michel Djotodia patron de la Séléka.

Patrice Edouard Ngaissona est devenu officiellement coordonnateur des miliciens Anti-Balaka en 2014 après l’attaque des Anti-Balaka sur les positions des Séléka à Bangui et dans plusieurs villes du pays.

Arrêté en février 2014 au Congo-Brazzaville, il sera remis en liberté sous contrôle judiciaire en avril de lamême année, après avoir été auditionné par la gendarmerie centrafricaine.

Leaders d’un mouvement armé, Patrice Edouard Ngaissona a renoncé à la lutte armée pour créer en 2014 le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD). Un engagement exprimé à l’issue d’une Assemblée générale extraordinaire convoquée le 29 novembre 2014.

En 2015, Patrice Edouard Ngaissona a tenté de présenter sa candidature à la présidentielle, une candidature qui sera finalement rejetée la Cour constitutionnelle.

Patrice Edouard Ngaissona dispose de 7 députés à l’assemblée nationale et est en train de constituer son groupe parlementaire en quittant le groupe parlementaire « Cœurs Unis » de la majorité présidentielle.

Le coordonnateur politique des Anti-Balaka est finalement rattrapé par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Source : RJDH

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