Afrique centrale : Munkeni Kiekie dévoile la recette du Réseau francophone pour booster l’entrepreneuriat féminin

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En Afrique Centrale, le Réseau francophone pour l’entreprenariat féminin (REFEF) tisse sa toile. Eliane Munkeni kiekie, administrateur représentante du réseau dans la région a identifié des axes d’intervention prioritaires pour favoriser l’emploi des femmes et des jeunes. Une stratégie basée sur un meilleur accès à l’information des femmes entrepreneures, le développement de leurs compétences managériales ainsi que la mise en place de formations en ligne et le partage d’expérience.

L’accès à l’information est un défi majeur dans l’entrepreneuriat féminin surtout en Afrique. Conscient de l’enjeu, l’OIF a lancé le 8 mars 2018, dans le cadre de son Programme de promotion de l’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes, la Plateforme de mise en Réseau francophone pour l’entrepreneuriat féminin (REFEF). L’idée est de maintenir la connexion des femmes entrepreneures francophones et de créer une communauté d’entrepreneures mais également de favoriser le développement des partenariats et de faciliter l’accès aux marchés internationaux, afin de faire de la langue un puissant facilitateur pour les affaires. Dans le cadre des activités de l’OIF, Eliane Munkeni Kiekie, administrateur représentante du Réseau francophone pour l’entreprenariat féminin (REFEF) en Afrique centrale, revient pour La Tribune Afrique sur la stratégie du réseau pour favoriser l’emploi des femmes et des jeunes dans la région.

La stratégie de l’encadrement en Afrique centrale

La stratégie en faveur de la création d’emplois comporte un volet sur l’information, la formation, l’échange d’expérience entre les différentes régions. Aussi, les jeunes et les femmes des pays d’Afrique centrale vont trouver à travers la plateforme du REFEF des partenaires et diverses opportunités. Le réseau a aussi prévu des mesures pour encourager la culture d’entrepreneuriat qui n’est pas privilégiée dans les formations en Afrique francophone.

« La culture d’entreprise n’est pas innée. On peut avoir quelques aptitudes naturelles en entrepreneuriat qui font que l’on réussit en affaires, mais il faut être encadré. C’est là où le REFEF intervient, en offrant l’opportunité de suivre en ligne des formations en gestion et dans diverses autres filières d’activités», explique Eliane Munkeni Kiekie à « La Tribune Afrique ».

La présence des administrateurs régionaux devrait également faciliter cette culture avec l’adoption d’un plan d’action commun mettant l’accent sur la culture d’entreprise. «Evidemment chaque pays devra  mettre en œuvre des actions dans ce sens pour atteindre notre objectif», avertit-elle. Au-delà de la formation, elle a souligné l’ambition du réseau REFEF de développer le commerce entre pays de l’espace francophone, en palliant les faiblesses des uns et des autres notamment dans les domaines de la qualité et de la présentation des produits. En Afrique, les réalités en termes de création d’entreprises diverses d’un pays à un autre et Eliane Munkeni Kiekie estime que la création d’un vaste réseau de TPE et PME suppose un schéma impliquant la conscientisation, la formation et les moyens financiers.

Connecter l’entrepreneuriat féminin africain

Le REFEF compte un ensemble de 11 pays en Afrique centrale, entourés de pays anglophones facilitant l’idée d’une meilleure connexion des entrepreneures africaines de divers horizons. Dans cette stratégie d’intégration, le recours à la Fédération des associations des femmes entrepreneurs des pays membres de COMESA (FEMCOM) qu’elle dirige peut être un atout selon Eliane Munkeni kiekie.

«La Fédération regroupe en son sein des femmes d’affaires francophones et anglophones, cette plateforme sera un tremplin pour créer de la connexion entre les femmes d’affaires des deux communautés»,explique-t-elle.

Les femmes entrepreneures jouent un rôle clé dans la croissance économique des pays en développement estimée au minimum à près de 40% de la croissance économique, selon les données du REFEF. Cependant, elles sont confrontées à une kyrielle de défis : environ 70% de femmes entrepreneures (PME/PMA) dans les pays du Sud, notamment en Afrique, ont des difficultés d’accès aux institutions financières, à la propriété, aux capitaux et à la technologie.

Source : La Tribune Afrique

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