Centrafrique, l’enfer et la félicité se côtoient

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Après le massacre de la sous préfecture de Alindao (40 morts, dont deux religieux) et les palabres pour une paix improbable, la Centrafrique connait toujours une crise profonde.
Depuis le début de novembre 2018, le centre-est de la Centrafrique se trouve, de nouveau, à  feu et à  sang. Les services de l’Etat centrafricain y sont quasiment absents et la Force onusienne- la MINUSCA- y est intermittente. En représailles, le 15 novembre, les rebelles ont assassiné, dans la sous-préfecture d’Alindao, une quarantaine d’habitants dont deux religieux catholiques. La politique de l’autruche des uns et des autres peut-elle encore continuer sans grands risques désormais pour eux-mêmes ?
Les tueries succèdent aux assassinats
Si le FMI se félicite d’un taux de croissance du PIB de près de 5%, si le ministre Le Drian peut sabler le champagne avec le président Touadera lors de sa visite officielle des 1er et 2 novembre 2018, si les « patriotes » centrafricains, qui ressemblent de plus en plus à  ceux qu’a connu la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo et de Blé Goudé, encensent sans retenue la « vision » d’un président falot et si le business de guerre à  Bangui permet à  quelques uns de faire rapidement fortune, les quatre millions et demi de Centrafricains, abandonnés aux ONG et aux humanitaires continuent leur chemin de croix. Les tueries, comme celles de Bambari, Batangafo, dernièrement d’Alindao, n’émeuvent plus la communauté internationale. Les meurtres de Casques bleus, d »Humanitaires et de prêtres suscitent encore quelques communiqués de circonstances, mais ils deviennent routiniers et inaudibles. En Centrafrique, on meurt en silence pendant que d’autres s’enrichissent outrageusement en maintenant un statu quo devenu un veritable fonds de commerce. Jusqu’où peut-on aller dans cette ignominie ?

Source : ABangui

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