Tunisie  : hausse des prix du carburant pour la quatrième fois de l’année

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Le gouvernement tunisien a relevé les prix du carburant d’environ 4%, dans le but de réduire son déficit budgétaire et d’appliquer les réformes exigées par les bailleurs de fonds internationaux. Sous la vigilance du FMI, la Tunisie assainit progressivement son économie plombée par le printemps arabe de 2011, au prix d’une austérité très contestée.

 Au moment où le baril du pétrole se négocie à plus de 60 dollars sur les marchés mondiaux, la Tunisie qui importe l’essentiel de ses besoins pétroliers prend ses dispositions pour éviter de creuser davantage son déficit budgétaire. Pour la quatrième fois de l’année, le gouvernement tunisien a choisi de répercuter la hausse sur le consommateur, en procédant à une augmentation des prix du carburant.

Progressivement en janvier, mars et juin le prix du litre d’essence a subi trois augmentations avant d’être de nouveau revenu à la hausse pour la quatrième fois, passant de 1,925 dinar à 1,985 dinar tunisien, selon le communiqué du ministère de l’Industrie du pays. Impactées par la hausse des prix mondiaux du pétrole, les subventions aux carburants devraient passer de 1,5 milliard de dinars attendus à 4,3 milliards de dinars cette année, ont indiqué les autorités de Tunis. Cette hausse de 4% des prix, opérée ce samedi 01 septembre a pour objectif de satisfaire les bailleurs de fonds du pays Maghrébins dont le FMI qui a fixé un strict cahier de charges.

 Sous l’égide du FMI, la Tunisie assainit ses finances

Le FMI a exhorté la Tunisie à réduire son déficit budgétaire, en augmentant les prix ddu carburant et de l’électricité pour compenser la hausse des prix du pétrole, qui exerce une pression sur ses finances publiques déjà exsangues.

«Rester sur la voie de la réduction du déficit budgétaire cette année et l’année prochaine est essentiel pour stabiliser la dette et réduire la demande excessive d’importations compte tenu de la récente hausse des cours mondiaux du pétrole», a déclaré vendredi le FMI sur le cas tunisien.

Les finances de la Tunisie ont été durement touchées par le printemps arabe de 2011. Depuis, Tunis a largement bénéficié de l’appui des bailleurs de fonds internationaux pour redresser progressivement son économie et s’attend à une baisse de son déficit budgétaire à 3,9% en 2019 contre 4,9% en 2018.

 

Source : La Tribune Afrique

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