En Centrafrique, une médiation peut en cacher une autre

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Invités à  Bouar, dans le nord-ouest, par les négociateurs de l’UA, les chefs des groupes armés ont préféré se rencontrer à  Khartoum sur proposition du Soudan et de la Russie.

Noureddine Adam ou Mahamat Alkatim pour les groupes issus de l’ex-Séléka, Maxime Mocom pour les anti-balakas : les principaux leaders des groupes armés qui mettent la Centrafrique en coupe réglée depuis 2013 se sont finalement rencontrés, mardi 28 aoà»t, mais pas à  l’endroit prévu… Selon le gouvernement centrafricain, c’est en effet à  Karthoum que les chefs de guerre se sont rendus, à  l’invitation de la Russie et du Soudan, alors qu’ils étaient invités du 27 au 30 aoà»t à  Bouar, dans le nord-ouest de la Centrafrique, par les négociateurs de l’Union africaine (UA).

« Personnellement, je ne m’intéresse qu’à  ce qui me concerne directement, à  savoir la réunion de Bouar, réagit Francis Che, le porte-parole du panel de négociateurs de l’UA. Mais nous ne rejetons aucune des initiatives pouvant permettre un retour à  la paix. » Les négociateurs, qui depuis plusieurs mois ont recueilli l’ensemble des revendications des quatorze groupes armés, entendent proposer à  Bouar la signature d’un texte synthétisant ces demandes. « C’est ce document unique que nous entendons remettre au président Touadéra et qui sera la base des négociations à  venir », poursuit Francis Che. Si cette démarche aboutit, elle devrait ouvrir la voie à  la reprise du dialogue politique en Centrafrique.

Source : abangui.com

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