Kenya-Ethiopie  : le projet d’interconnexion électrique sera achevé l’année prochaine

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Le projet de construction, entre le Kenya et l’Éthiopie, d’une interconnexion électrique constituée d’une ligne de transport en courant continu haute tension de 500 kilovolts, entrera dans sa phase opérationnelle à la m-2019. A terme, celui-ci disposera d’une puissance de transfert d’électricité pouvant atteindre 2 000 mégawatts.

La ligne de transmission assurant l’interconnexion électrique entre le Kenya et l’Ethiopie devrait être opérationnelle d’ici la mi-2019, a annoncé lundi un responsable kenyan dans une déclaration rapportée par l’agence de presse Xinuha. Joseph Njoroge, Premier secrétaire du ministère kenyan de l’Energie, a déclaré au cours d’un forum de l’énergie organisé à Nairobi que la construction de cette ligne de transmission longue de 1 045 km était terminée à 70% du côté kenyan, et à 90 % du côté éthiopien.

«Le projet devrait être achevé en 2019, et permettra de renforcer le commerce de l’électricité dans la région est-africaine», a affirmé Njoroge au cours de la troisième réunion du Comité de pilotage technique du programme, qui s’inscrit dans le cadre du Projet d’amélioration du marché de l’énergie durable dans la région Afrique de l’Est-Afrique du Sud-Océan indien.

L’interconnexion électrique Ethiopie-Kenya est une ligne de courant continu à haute tension (CCHT) de 500 kV, dont 612 km se trouvent au Kenya, et 433 km en Ethiopie. Sa construction est financée par la Banque de développement africaine.

Njoroge a indiqué que la ligne devait initialement permettre de transférer 400 MW d’électricité de l’Ethiopie vers le Kenya, mais que des négociations étaient en cours pour mieux adapter la capacité de la ligne à la demande kenyane.

Cette ligne fait partie des outils dont dispose l’Afrique de l’Est pour relier entre eux les réseaux électriques nationaux des différents pays est-africains, dans le but de permettre à l’énergie de circuler depuis les pays disposant d’un surplus vers les pays souffrant d’une pénurie en la matière.

D’après l’Agence française de développement (AFD) qui soutient le projet, les principaux avantages économiques de ce dernier lui conféreraient un taux de rentabilité économique (TER) très élevé, estimé selon les analystes de l’Agence à 23,3%. En plus, le projet permettra notamment l’utilisation préférentielle des centrales les plus performantes et sobres en carbone ; et l’accroissement de la sécurité d’approvisionnement et la fiabilité des services électriques.

 

Source : La Tribune Afrique

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