RDC : les moments clés du discours de Kabila devant le parlement [DIRECT]

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Joseph Kabila va «annoncer très bientôt, une série de décisions importantes (…) il ne voulait pas donner l’impression qu’il les prenait sous la pression internationale». Toute la RDC espère que cette annonce d’Antonio Guteres, le SG de l’ONU, se traduira dans le Discours de la Nation de Joseph par une levée des ambiguïtés sur son avenir politique, les élections générales du 23 décembre 2018, et plus généralement du futur de la RDC. Minute après minute, La Tribune Afrique vous livre les moments clés de ce discours très attendu

Pour rejoindre son « trône » installé sur une estrade du Palais du Peuple, Joseph Kabila, barbe poivre-et-sel et costume bleu sombre, a fait une entrée sous les youyous de ses partisans qui ont entonné des chants à sa gloire. Surfant sur la vague, le président congolais de 46 ans a harangué une foule dans le parlement réuni en congrès.

« Je sais pourquoi il y a une tension dans la salle. C’est précisément parce que dans cette salle,il y a certains qui pensent que quelque part dans mon discours,je vais dire comprenez mon émotion… Mais je dirais plutôt comprenez ma passion pour le Congo », a lancé Joseph Kabila, pour expliquer son sourire affiché après avoir rejoint le pupitre duquel il a entamé un discours-bilan.

Bilan d’un Congo qui fait face aux « ingérences étrangères »

D’emblée dans son discours, le président congolais a voulu faire le bilan de ses 17 ans de règne sur le Congo en brossant le portrait d’un pays qui fait face malgré tout aux « ingérences étrangères ». Tel un professeur qui donne cours dans un amphithéâtre de supporters, le président congolais a donné une « leçon inaugurale » sur la réunification du RDC pour laquelle il remercie « la ténacité avec laquelle vous avez choisi de m’accompagner »

« Qui aurait cru que la RDC qui était devenue la risée du monde (…) pouvait grâce aux efforts conjugués ensemble revenir sur la scène internationale et revenir au centre des convoitises (…) et des complots sordides», relève le président congolais. Il ajoute : «Hier dans le gouffre après sa disparition programmée, la RDC est aujourd’hui un État digne de l’être», fait-il savoir, visant volontairement la communauté internationale et continentale, avec qui il a souvent été à couteaux tirés.

Un bilan économique arrangé

Croissance, réforme de l’Etat, Codes régissant les différents secteurs économiques… La deuxième partie de son discours, Joseph Kabila l’a voulu économique en mettant en avant ses réformes économiques. Selon le président congolais, le « taux de croissance de la RDC, après avoir frôlé les deux chiffres, est supérieur à la moyenne en Afrique subsaharienne ».

Autre chiffre présidentiel:  « De 3 milliards en 1960 notre PIB est évalué à 50 milliards actuellement… Quoi qu’encore insuffisant ». Pourtant cette croissance ne se traduit pas dans la vie pratique des Congolais puisque de l’aveu même du président « le seuil élevé de pauvreté dans le pays ».

Pas d’annonce sur son avenir politique mais sur la date des élections

Ceux qui s’attendaient à une annonce sur une non candidature de Joseph Kabila ont déchanté. Le président congolais a noyé cette annonce attendue sous une autre concernant le calendrier des élections générales du 23 décembre 2018.

« Le cap des consultations électorales de 2018 reste maintenu. Notre engagement à respecter la Constitution reste encore non équivoque », assène le président congolais. Le discours se conclut par cette phrase: « Si la traite négrière, la colonisation, la sécession, les agressions extérieures n’ont pas eu raison de la RDC. Le Congo vivra comme un pays et comme un Etat souverain et indépendant

 

Source : La Tribune Afrique

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