Au moins un mort lors d’un cortège de mariage à la frontière Guinée-Mali

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Ces incidents se sont produits à Kourémalé, localité à cheval sur la Guinée et le Mali, a déclaré Ibrahima Kalil Konaté, préfet de Siguiri, à 110 km au sud-ouest de Kourémalé.

« Le cortège de Maliens voulait forcer un passage et faire un détour par un endroit où nous avons du matériel avant de repartir en territoire malien », a expliqué un responsable de la gendarmerie guinéenne.

Les « animateurs du cortège » ont refusé d’emprunter un itinéraire alternatif et ont « poussé les jeunes à jeter des cailloux », provoquant une « réaction » des Guinéens, a ajouté le responsable de la gendarmerie.

Le bilan de ces affrontements restait incertain lundi.

« Il y a un mort du côté guinéen », à déclaré le sous-préfet de Doko, dont relève Kourémalé, Namory Doumbouya, en précisant que « des renforts des forces guinéennes ont été déployés ».

Le responsable de la gendarmerie locale avait auparavant affirmé que « deux morts » avaient été « enregistrés côté guinéen, tués par balles de fusils de chasse ». « Nous avons appris aussi que deux autres sont morts du côté malien », avait-il ajouté.

« Je confirme deux cas de décès du côté guinéen et qu’au moins 65 personnes ont reçu des soins, dont neuf nécessitant des opérations puisque les plombs sont dans leur corps », a indiqué une source médicale guinéenne.

Selon Bamako, ces incidents n’ont en revanche pas fait de mort.

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« Chaque année, à pareil moment, il y a des mariages à la frontière entre le Mali et la Guinée près de Kourémalé », a indiqué une source du ministère malien de l’Intérieur. « Mais cette année, côté guinéen, on ne voulait pas de cérémonie de réjouissances sur leur territoire. Ce qui a entraîné des échauffourées au cours desquels deux personnes ont été blessées coté malien ».

Des responsables guinéens ont indiqué que les affrontements avaient également causé « d’importants dégâts matériels avec des pillages suivis de l’incendie de plusieurs boutiques des deux côtés de la frontière et de deux véhicules au Mali ».

Au moins six personnes avaient été tuées lors d’affrontements fin novembre entre orpailleurs sur le site d’exploitation minière de Niaouleni, une autre localité frontalière.

Avec AFP

 

Source : VOA Afrique

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