Une vingtaine de morts dans des affrontements à Bangui

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Selon les informations du correspondant sur place, six morts ont été annoncés par MSF. Huit personnes décédées ont été envoyées directement à la morgue.

Également, deux musulmans ont été tués en représailles, un abbé a été assassiné, un enfant et un policier ont également été tués dans les combats.

D’autres morts signalés dans les quartiers.

Un éléments de la milice du « général » Force, revenant du quartier Fatima, a forcé un barrage des forces de sécurité intérieures, qui ont ouvert le feu sur lui, entraînant une riposte du groupe du « général » Force, selon des sources sécuritaires et des sources dans le quartier PK5.

Des foules en colère se sont rassemblées à différents endroits de la ville à partir de 13h00 (12h00 GMT).

D’autres rassemblements se sont formés, devant l’hôpital communautaire situé avenue Boganda, axe principal qui mène au centre-ville, mais aussi au niveau du quartier Lakouanga (sud) et dans le quartier PK0 (sud).

L’organisation Médecins sans frontières a réagi dans un communiqué après avoir déclaré la mort de six personnes, au moins, lors des affrontements.

Le gouvernement centrafricain et la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) disent vouloir « ramener la paix » dans le PK5, quartier musulman et poumon économique de la capitale centrafricaine, alors que cet arrondissement est en proie à un regain de violences depuis plusieurs mois.

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Début avril, ces forces conjointes ont lancé une opération militaire visant à déloger les groupes armés dans cette zone, s’attaquant notamment aux milices du « général » Force.

Le 10 avril, au moins 27 personnes et un Casque bleu avaient été tués dans des combats dans le quartier PK5 entre une patrouille composée de Casques bleus rwandais et de forces armées centrafricaines (Faca) et les milices du quartier.

Bangui était depuis plusieurs mois relativement épargnée par les violences des groupes armés.

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Depuis 2013, la Centrafrique est en proie à des conflits. Le renversement du président François Bozizé par l’ex-rébellion de la Séléka avait entraîné une contre-offensive des milices d' »autodéfense » antibalaka, plongeant le pays dans le chaos.

Les groupes armés et des milices s’affrontent aujourd’hui pour le contrôle des ressources et de l’influence dans ce pays de 4,5 millions d’habitants classé parmi les plus pauvres au monde.

 

Source : VOA Afrique

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