Reprise du travail de tous les infirmiers grévistes licenciés au Zimbabwe

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Le 16 avril, quelque 15.000 infirmières du secteur public avaient entamé un mouvement social pour réclamer de meilleurs salaires et dénoncer le manque d’équipements et de médicaments.

Mais dès le lendemain, le vice-président du Zimbabwe, Constantino Chiwenga, soucieux d’éviter que la grève ne se propage à d’autres secteurs, avait annoncé leur licenciement.

L’ancien général avait estimé que ce mouvement social était « politiquement motivé ».

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« Les infirmières sont retournés au travail aujourd’hui (lundi), alors que leurs revendications n’ont pas été résolues », a confirmé à l’AFP un de leur porte-parole, Enoch Dongo.

« Certains ont d’abord dû remplir un formulaire de licenciement, puis signer un formulaire de reprise de leur poste de travail. Nous n’avons pas entendu parler de qui que ce soit qui ait été refusé », a-t-il ajouté.

A Parirenyatwa, le plus grand hôpital de la capitale, Harare, les infirmières étaient de retour au travail lundi et devaient gérer de longues files d’attente de patients.

L’Association des infirmières du Zimbabwe a déposé vendredi un recours en référé pour obtenir l’annulation des licenciements annoncés. L’affaire n’a pas encore été entendue par la justice.

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Cette grève a suivi un mouvement social de médecins, pour lesquels un accord a été trouvé en vue d’éventuelles augmentations de salaires. Des enseignants menacent à leur tour de cesser le travail.

Emmerson Mnangagwa, qui a succédé à la tête du Zimbabwe à Robert Mugabe en novembre après un règne sans partage de trente-sept ans, a hérité d’un pays englué dans une grave crise économique et financière depuis une décennie.

Il a fait de la relance de l’économie l’une de ses priorités.

Avec AFP

 

Source : VOA Afrique

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