Une centaine d’opposants se rassemblent place du 13 mai à Madagascar

0
15

Une manifestation interdite d’opposants dénonçant de nouvelles lois électorales qu’ils accusent de favoriser le pouvoir a dégénéré samedi en affrontements avec les forces de sécurité, à l’issue d’un face à face tendu de trois heures sur la place du 13 mai, lieu historique de toutes les grandes manifestations dans la capitale malgache.

Plusieurs dizaines de soldats avaient bouclé l’accès à la place dans la matinée dimanche, avant de se retirer, laissant place aux activistes.

Le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana a présenté samedi soir au nom des autorités ses condoléances aux familles des victimes « face à la triste situation ».

Il a promis l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur l’origine du décès et lancé un appel au calme.

« Il faut maintenant supprimer de nos habitudes la recherche de solution par la violence. Je lance un appel à la population malgache à l’apaisement », a souligné le Premier ministre.

>> Lire aussi : Un mort et 16 blessés dans la répression d’une manifestation interdite à Madagascar

L’opposition a fait état de quatre morts, tués par balle.

La manifestation avait été interdite par les autorités, mais l’opposition avait appelé à la maintenir pour dénoncer l’adoption récente de lois électorales controversées.

Elle était organisée dans un climat politique délétère où l’opposition accuse le régime du président Hery Rajaonarimampianina de vouloir la museler, à quelques mois des élections présidentielle et législatives prévues pour la toute fin de l’année.

Hery Rajaonarimampianina se trouve en déplacement à l’étranger, selon ses services, qui n’ont pas précisé où il se trouvait. Elu en 2013, il n’a pas encore annoncé s’il allait briguer un second mandat.

>> Lire aussi : L’opposition maintient une manifestation interdite par les autorités à Madagascar

En revanche, deux anciens chefs de l’Etat ont déjà laissé entendre qu’ils se présenteraient: Marc Ravalomanana, président de 2002 à 2009, et Andry Rajoelina, au pouvoir de 2009 à 2014. Tous les deux avaient été interdits de candidature en 2013.

M. Ravalomanana avait été renversé en 2009 après une mutinerie de l’armée qui avait permis à M. Rajoelina, alors maire d’Antananarivo, de devenir président non élu d’une transition jusqu’en 2014.

L’arrivée au pouvoir de M. Rajaonarimampianina a mis un terme aux crises politiques à répétition dans la Grande Ile.

Avec AFP

 

Source : VOA Afrique

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here