Ouverture du Parlement pour la première fois depuis deux ans en Guinée-Bissau

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Ce petit pays d’Afrique de l’Ouest traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président Vaz de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), auquel M. Vaz appartient également.

Un nouvel accord de sortie de crise a été conclu lors d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) le 14 avril à Lomé.

Cet accord prévoit la désignation d’un Premier ministre de consensus, Aristides Gomes, qui a pris ses fonctions lundi, chargé de conduire le pays aux élections législatives le 18 novembre, et la reprise des travaux du Parlement.

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Lors de cette session extraordinaire, les députés débattaient du renouvellement de la Commission électorale avant d’examiner le projet de loi constitutionnelle prolongeant jusqu’aux élections le mandat de législature, qui s’achève le 23 avril.

Ils doivent également renouveler la présidence de l’Assemblée.

Un important dispositif de sécurité était visible autour du parlement mais la circulation restait fluide sur l’avenue de l’Unité africaine, qui longe l’édifice.

« Il faut enterrer maintenant la hache de guerre et se tourner vers l’avenir. Nous devons œuvrer pour le bien-être de notre peuple qui a trop souffert. Basta! », a déclaré le président de l’Assemblée, Cipriano Cassama, lors de la réunion de la Commission permanente qui a précédé l’ouverture de cette session.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a salué mardi l’accord conclu sous l’égide de la Cédéao.

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Il a exhorté les protagonistes à « prendre rapidement les prochaines mesures cruciales, y compris la formation d’un gouvernement inclusif, la réouverture de l’Assemblée nationale et la mise en œuvre des dispositions restantes de l’Accord de Conakry ».

Cet accord, signé le 14 octobre 2016 sous l’égide du chef de l’Etat guinéen Alpha Condé, prévoit une « procédure consensuelle » pour choisir un Premier ministre « ayant la confiance du président » devant rester en place jusqu’aux élections législatives de 2018.

Les tensions à la tête de l’Etat inquiètent d’autant plus la communauté internationale que l’élection de M. Vaz en mai 2014 avait marqué un retour progressif à l’ordre constitutionnel dans cette ex-colonie portugaise jusqu’alors en proie à une instabilité chronique, avec des tentatives de putsch à répétition.

Avec AFP

 

Source : VOA Afrique

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