L’opposition maintient une manifestation interdite par les autorités à Madagascar

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« La décision prise à l’unanimité des députés de l’opposition est de maintenir le meeting du 21 avril sur le parvis de la mairie d’Antananarivo », a déclaré à l’AFP la députée du parti de l’opposition TIM, Hanitriniaina Razafimanantsoa.

La manifestation vise à dénoncer « l’adoption scandaleuse de trois lois électorales » par le Parlement, a-t-elle expliqué.

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Mardi, les autorités locales avaient déclaré illégale la manifestation.

« La manifestation à Analakely (nom du quartier du centre-ville) est non autorisée sur la voie publique, elle sera donc illégale et réprimée », avait indiqué à la presse le préfet d’Antananarivo, Angelo Ravelonarivo, avançant des raisons de procédure.

« Les organisateurs de cette manifestation viennent de me notifier aujourd’hui mais j’ai refusé d’accuser réception de cette notification, car dans la loi, il faut une demande d’autorisation et non pas une notification », avait-il expliqué.

Selon la députée Hanitriniaina Razafimanantsoa, le préfet a agi sur ordre du gouvernement.

Cette manifestation est organisée dans un climat politique délétère où l’opposition accuse le régime du président Hery Rajaonarimampianina de vouloir la museler, à quelques mois des élections présidentielle et législatives prévues pour la toute fin de l’année.

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Les députés de l’opposition dénoncent notamment la récente adoption de lois électorales qui, selon elles, favorisent le camp du pouvoir.

Ils mettent aussi en cause les procédures de révision des listes électorales, jugées « beaucoup trop lourdes ».

Elu en 2013, le président sortant Hery Rajaonarimampianina n’a pas encore annoncé s’il allait briguer un second mandat.

En revanche, deux anciens chefs de l’Etat ont déjà laissé entendre qu’ils se présenteraient: Marc Ravalomanana, président de 2002 à 2009, et Andry Rajoelina, au pouvoir de 2009 à 2014. Tous les deux avaient été interdits de candidature en 2013.

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M. Ravalomanana avait été renversé en 2009 après une mutinerie de l’armée qui avait permis à M. Rajoelina, alors maire d’Antananarivo, de devenir président non élu d’une transition jusqu’en 2014.

L’arrivée au pouvoir de M. Rajaonarimampianina a mis un terme aux crises politiques à répétition dans la Grande Ile.

Avec AFP

 

Source : VOA Afrique

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