Décret de nomination du nouveau Premier ministre bissau-guinéen

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La décision de nommer M. Gomes avait été annoncée samedi à Lomé, à l’issue d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), auquel avaient pris part 10 chefs d’Etat.

M. Vaz y avait informé ses pairs « qu’après consultations avec les forces politiques et la société civile », il avait décidé de nommer M. Gomez comme « Premier ministre de consensus ».

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La confirmation de sa nomination par décret était attendue mardi et non lundi. Selon la présidence de la République, M. Gomes devait prêter serment lundi à 15H30 (GMT et locales).

Dans la capitale togolaise, M. Vaz avait également annoncé la tenue d’élections législatives le 18 novembre 2018. Selon la Constitution, ces législatives auraient dû avoir lieu quatre ans après celles d’avril 2014.

A la grande inquiétude de l’ONU, la Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise située entre le Sénégal et la Guinée, traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président Vaz de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir).

Les deux hommes, membres du même parti, ne s’entendaient plus sur la direction du pays, notamment au sujet de la corruption.

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José Mario Vaz a depuis lors nommé plusieurs Premiers ministres, dont le dernier fin janvier, Augusto Antonio Artur Da Silva. Mais ils n’ont jamais obtenu le soutien pour former un gouvernement des partis signataires d’un accord de sortie de crise conclu à Conakry en octobre 2016.

Cet accord prévoit une « procédure consensuelle » pour choisir un Premier ministre « ayant la confiance du président » et devant rester en place jusqu’aux élections législatives.

A Lomé, les dirigeants de la Cédéao avaient également « pris note de ce que l’ensemble des acteurs politiques a également décidé de l’ouverture du Parlement le 19 avril 2018 pour statuer notamment sur les points liés à la nomination des membres de la Commission électorale et de la prorogation de la législature ».

Le 1er février, la Cédéao avait pris des sanctions contre 19 personnalités bissau-guinéennes pour non-respect de l’accord de sortie de crise.

Avec AFP

Source : VOAAfrique

VOAAfrique

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