L’Afrique centrale s’organise pour prévenir les conflits et le pastoralisme

0
29

Du 10 au 11 avril dernier, une quinzaine de fonctionnaires de l’UNOCA et de la CEEAC se sont réunis au siège du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) à Libreville, pour échanger les expériences sur la prévention des conflits et le pastoralisme.

Au cours de cette rencontre, les experts de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ont donné un aperçu général de la situation dans la sous-région. Ils ont entre autres insisté sur les facteurs liés au pastoralisme, considéré comme « un mode de vie basé essentiellement sur l’élevage du bétail, en particulier des petits ruminants, des bovins et des chameaux ».

Parmi ces facteurs, ils ont cité le changement climatique (qui pousse les pasteurs toujours plus au sud) ; l’éclatement des couloirs traditionnels de transhumance ; l’extension des cultures et l’augmentation des cheptels (qui entrainent une compétition accrue sur les ressources naturelles), et l’insécurité croissante (vols à main armée par des bandits).

Les discussions ont été enrichies par les présentations sur la situation dans l’espace Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Elles ont été développées par le bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), qui a par ailleurs distribué son manuel d’analyse des conflits publié en mars 2018.

Mise en place d’un mécanisme de règlement de conflits liés au pastoralisme

A l’issue des débats, plusieurs recommandations ont été adoptées. Elles portent sur la nécessité d’entreprendre des actions conjointes UNOCA/CEEAC, afin de maintenir la question de la prévention des conflits et du pastoralisme parmi les priorités des deux institutions.

Les experts ont également exprimé le vœu que la communauté internationale puisse apporter un appui à l’organisation de la conférence régionale sur le pastoralisme en Afrique centrale. Laquelle conférence a été décidée lors de la 5e Session ordinaire du conseil des ministres du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (COPAX), qui s’est tenue du 3 au 4 mars 2018, à Libreville.

Selon les experts, elle devrait favoriser l’adoption d’une règlementation communautaire sur le pastoralisme, y compris l’élaboration d’un protocole régional pour promouvoir la cohabitation pacifique entre agriculteurs et éleveurs, la sécurité et la stabilité de l’Afrique centrale.

Ce dispositif pourrait également faciliter la mise en place d’un mécanisme de règlement de conflits liés au pastoralisme, comme l’ont souhaité les experts de la CEEAC qui ont enfin exprimé le vœu que les gouvernements intensifient la communication et la sensibilisation sur ce phénomène.

Stéphane Billé

Source : abangui

abangui

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here