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Centrafrique : Ouverture d’une enquête conjointe au sujet d’un casque bleu arrêté pour vente illicite de munitions

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BANGUI, 14 avril 2018 (RJDH)—La Minusca a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire conjointe avec le gouvernement au sujet d’un casque bleu gabonais appréhendé hier dans une tentative de vente de munitions de guerre aux groupes armés du 3e arrondissement de Bangui.

Un casque bleu gabonais a été arrêté par la gendarmerie avec plus de 1.100 munitions de guerre qu’il tentait d’acheminer au Km5 dans le 3e arrondissement de Bangui. C’est dans un contexte de tension au Km5 suite aux opérations conjointes menées par les Rwandais de la Minusca et les forces de sécurité intérieure pour désarmer les autodéfenses que ce soldat de la paix a été arrêté.

Hervé Verhoosel Directeur de la communication stratégique de la Minusca annonce une enquête, « une enquête conjointe est bien sûre en cours et je confirme qu’hier, un casque bleu gabonais a été arrêté par les services de la gendarmerie. Il y aurait été en possession d’un nombre de munitions qui ne correspond pas au nombre de munitions qu’il devrait avoir sur lui en temps normal », a expliqué Hervé Verhoosel.

La Minusca se désengage et parle d’une initiative privée qui ne saurait entamée l’image des casques bleus « L’enquête nous dira effectivement s’il essaierait de les vendre. Si c’est le cas, nous condamnons fermement.  Mais il était en ce moment-là à titre privé et non au nom de la Minusca », a précisé Hervé Verhoosel.

Thierry Vackat, président de la Commission Défense à l’Assemblée Nationale parle de gravité qui ne le surprend pas. « Je ne suis pas surpris de cette information car même le code de conduite de la Minusca leur interdit de rouler derrière une moto. L’infraction est là. La gendarmerie doit faire son travail. C’est depuis la transition que nous avons fait des alertes sur le comportement des casques bleus, voilà ce qui arrive », a-t-il souligné.

Pour l’élu de la nation, le gouvernement doit prendre ses responsabilités au regard de la convention qui existe entre lui et la Minusca.

Des habitants de la capitale interrogés par le RJDH demandent la traduction de ce soldat de la paix devant la justice voire son extradition.

Plusieurs centrafricains soupçonnent les casques bleus de faire le commerce des armes et de munitions. Mais c’est une première interpellation officielle d’un soldat de paix en Centrafrique sur les questions de ventes des munitions. Fridolin Ngoulou/Jean Fernand Koena

Source : rjdh.org

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