Centrafrique : tour d’horizon de la situation du pays avec la mission conjointe UA-ONU

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La présence depuis mardi dernier dans la capitale centrafricaine Bangui de Smaïl Chergui, commissaire de l’Union africaine (UA) en charge de la paix et de la sécurité, et de Jean-Pierre Lacroix, chef du département des opérations de maintien de la paix de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a permis aux deux hommes de prendre part à de nombreuses rencontres concernant directement la situation politique générale de la République centrafricaine (RCA), a constaté sur place un journaliste de Xinhua.

Dans l’après-midi de mercredi, jusqu’en début de soirée, MM. Chergui et Lacroix ont participé à la première réunion du Groupe international de soutien à la République centrafricaine (GIS-RCA), né en août 2016 à Bangui des cendres du Groupe international de contact de la RCA. A l’occasion, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a vanté l’élan de solidarité internationale autour de la RCA, pays en proie à un conflit politico-militaire.

Cet élan de solidarité a été apporté par les pays de la sous-région, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), ainsi que la communauté internationale, à travers l’ONU et l’UA.

Présentant succinctement les efforts consentis avec l’appui des partenaires financiers et amis de la RCA, M. Touadéra a évoqué la mise en place en seulement deux ans de toutes les institutions républicaines, à l’exception du Sénat, le dernier remaniement, qui a pris en compte les différentes sensibilités sociopolitiques dans le pays, le redéploiement et l’installation des préfectorales et sous-préfectorales, et le processus de désarmement-démobilisation et réinsertion des ex-combattants, dont certains ont intégré l’armée et d’autres se sont reconvertis dans des activités socioéconomiques.

Il a cependant regretté quelques réticences, caractérisées par les violences dans les provinces et dans l’agglomération du Kilomètre 5 à Bangui.

Jeudi matin, MM. Chergui et Lacroix ont pris part à une session spéciale dédiée au déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) et des Forces de sécurité intérieure (FSI) composées de policiers et de gendarmes.

Il a été démontré à cette occasion que le gouvernement peine à redéployer ces forces. Toutefois, la mission européenne de formation des militaires centrafricains (EUTM/RCA) a déjà assuré la formation de deux bataillons, et la formation d’un troisième est en vue.

Des unités spéciales ont également été validées. Outre les militaires centrafricains déjà présents dans les villes centrafricaines d’Obo (extrême sud-est) et Paoua (extrême nord-ouest) très bientôt, ce seront les villes de Bangassou (sud-est) et Ndélé (nord) qui accueilleront ces troupes.

Il est même prévu que le déploiement des FACA soit couplé à celui des FSI en vue des opérations de police. Le ministre de la sécurité publique, Henri Wanzet-Linguissara, a plafonné à 10.000 l’effectif de l’ensemble des policiers et gendarmes formés et redéployés.

Jeudi après-midi, MM. Chergui et Lacroix ont rencontré au quartier général de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) différentes personnalités, dont des représentants des populations musulmanes du Kilomètre 5. Ces représentants ont été encouragés à convaincre leurs compatriotes d’accepter l’opération de désarmement que mène le gouvernement à travers la MINUSCA.

Source : abangui

abangui

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