Centrafrique : Les infrastructures sanitaires de Mongoumba en état de dégradation

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MONGOUMBA, le 13 Avril 2018 (RJDH)—Le centre hospitalier de Mongoumba se trouve dans un état de dégradation avancée, son plateau technique limité. Ce sont autant des besoins poussant Dieudonné Gallé, responsable du centre sanitaire de Mongoumba dans la Lobaye d’appeler le gouvernement et les partenaires à la réhabilitation dudit centre. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH lors d’une mission dans cette localité.

RJDH : Docteur Dieudonné Gallé bonjour !

Dieudonné Galle : Bonjour monsieur !

RJDH : Vous êtes le responsable de l’hôpital de Mongoumba, nous constatons que tous les bâtiments de votre centre sont en état de dégradation avancée, comment faites-vous pour travailler dans cette condition ?

D.V : Comme vous constatez vous-même, c’est avec un cœur serré que nous travaillons ici, ce n’est pas commode qu’un grand centre hospitalier se trouve dans cette condition. Nous disposons des personnels assez suffisants mais notre grand souci c’est le matériel du travail et la vétusté des bâtiments.

RJDH : Vous disposez de combien de personnel soignant ?

D.V : A l’heure actuelle, nous sommes seize (16), je suis le médecin, nous avons un technicien supérieur de santé, deux sages-femmes, des infirmiers assistants, des matrones qui nous appuis dans nos activités.

RJDH : Est-ce que l’hôpital de Mongoumba dispose des grands services d’interventions ?

D.V : Le centre dispose de quatre services. Nous avons le service de la pédiatrie, le service de maternité, le service de chirurgie et le service de médecine. Nous avons un bloc d’opération qui est fonctionnel mais notre pire déplaisir est le bâtiment qui est trop dégradé, nous avons fait un plaidoyer au niveau du HCR qui est en train de réfléchir sur le document.

RJDH : Vous avez un bloc opératoire et un laboratoire qui nécessite de l’électricité pour son fonctionnement alors qu’à Mongoumba le courant est disponible de 18h à 22h, comment vous réagissez en cas des malades dont le traitement nécessite des besoins de l’électricité?

D.V : Notre centre à un générateur où en cas de coupure du courant nous mettrons en marche pour faire le travail.

RJDH : êtes-vous satisfait de votre travail ?

D.V : Oui je suis très satisfait de mon travail et du travail de mon équipe !

RJDH : Outre ce que vous venez de décrire, existe-t-il des services d’interventions vous permettant de joindre Bangui en cas estimé grave ?

D.V : Notre difficulté majeure aujourd’hui est le moyen de transport, vous savez que pour évacuer un malade au niveau de Bangui ou dans un centre spécialisé, il nous faut une moto et par rapport à la dégradation de la route l’état de nos malades s’aggrave le plus souvent. Nous demandons au gouvernement et aux partenaires de bonne foi de nous aider en donnant une ambulance pour sauver la vie de nos patients en état d’évacuation.

RJDH : Vous faisiez partie de la délégation qui a accompagné les réfugiés centrafricains du Congo, ceux qui ont décidé de rentrer, avez-vous une observation à faire sur leur état sanitaire ?

D.V : Nous avons 204 retournés et parmi eux, on a quatre cas de maladies spécifiques, je veux parler du diabète, de l’hypertension artérielle et de la tuberculose. Nos agents sont appuyés par l’Afrique Secours et Assistance (ASA) les suivent de près, leur état est stable.

RJDH : Avez-vous un dernier mot ?

D.V : C’est de remercier l’effort de l’UNHCR conjointement avec le gouvernement, la Commission Nationale pour les Réfugiés et les autres partenaires pour la réussite de l’opération du rapatriement volontaire des réfugiés chez eux et aussi imploré les autorités de Bangui de veiller sur l’hôpital de Mongoumba car l’heure est grave si une solution n’est pas envisageable.

RJDH : Docteur Dieudonné Galle je vous remercie

D.V : C’est à moi de vous remercier!

Propos recueilli par Vivien Ngalangou

Source : RDJH

RDJH

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