La cheffe de l’ONU en RDC plaide pour la réconciliation communautaire en Ituri

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« J’ai rappelé aux uns et aux autres qu’ils sont tous Congolais. Il faut que l’on puisse identifier individuellement les criminels et les assaillants sans faire allusion à leurs tribus », a déclaré Mme Zerrougui à un correspondant de l’AFP en Ituri, où les violences ont réveillé la méfiance entre les communautés Lendu, des agriculteurs, et Hema, des éleveurs.

Mme Zerrougui a visité le territoire de Djugu, l’épicentre des tueries qui ont fait au moins 120 morts d’après un décompte de l’AFP et une vague de déplacés évaluée à plus de 300.000 personnes de sources humanitaires.

En 1999-2003, un conflit entre Hema et Lendu avait fait de 50.000 à 60.000 morts jusqu’à l’intervention de la force européenne Artemis sous commandement français.

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« Son plaidoyer est en droite ligne avec le mandat de la Monusco, renouvelé il y a deux semaines par le Conseil de sécurité des Nations unies, soit rétablir et assurer une paix durable et faciliter le processus électoral pour un pays stable », a ajouté la porte-parole de la Monusco, Florence Marchal, lors de son point de presse hebdomadaire.

« Nous avons noté une accalmie dans la violence ces dernières semaines », a ajouté la porte-parole, indiquant que « la préoccupation maintenant, c’est de réunir toutes les conditions pour pouvoir permettre aux populations déplacées de rentrer dans leurs villages ».

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« Donc, il y a tout ce processus de retour à la normale qui est en cours bien que les tensions, ne nous méprenons pas, demeurent », a-t-elle conclu.

La Monusco avait annoncé la fermeture de plusieurs de ses bases en Ituri, juste avant les violences. « Il ne s’agit pas de partir des territoires dans lesquels nous étions, mais il s’agit d’être présent de façon différente, d’avoir une présence active et non plus statique », a expliqué sa porte-parole.

Avec AFP

Source : VOAAfrique

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