Trois miliciens et une femme tués dans une opération militaire dans l’est de la RDC

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« Le chef rebelle Karakara, dont le groupe porte son nom, et deux de ses gardes du corps ont été tués par l’armée » dans la nuit du lundi à mardi près d’Uvira et de la frontière du Burundi, a déclaré à l’AFP le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole adjoint de l’armée dans cette région.

Le chef milicien a rencontré une « patrouille » de l’armée qui mène des « opérations militaires intenses » dans la zone depuis le début de l’année, selon ce porte-parole.

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Selon l’officier, Karakara faisait partie « des groupes rebelles qui se coalisent » avec d’autres groupes congolais ou étrangers « comme les FNL burundais ».

« Ils sont à la base de l’insécurité dans la plaine de Ruzizi notamment par des braquages de véhicules et le vol de bétail sur la route qui mène à Uvira et à Bukavu », selon l’armée.

Selon un responsable de la société civile locale, une femme a également été tuée lors de cet assaut qui a eu lieu dans la localité de Rugenge, située à une vingtaine de km au nord d’Uvira.

Ancien capitaine des FARDC, ayant rejoint la rébellion fin 2013, avant de créer sa propre faction rebelle, Karakara a été tué « grâce à la collaboration de la population », a indiqué pour sa part à l’AFP Luc Mulimbalimba, ministre provincial de l’Intérieur et sécurité du Sud-Kivu.

Dans cette même province du Sud-Kivu, l’armée congolaise avait annoncé début février avoir « anéanti » la milice d’un autre ex-officier passé à la rébellion, William Yakutumba.

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Le conseil des ministres a exprimé lundi « sa satisfaction suite à la mise en déroute de la milice Yakutumba et alliés ».

Cette région frontalière fait partie des zones où une accalmie a été observé dans le courant du mois de mars, selon le rapport mensuel du « baromètre de sécurité » du Kivu publié mardi par les experts du Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’Université de New York.

En mars, dans le territoire d’Uvira, « les attaques habituelles dans la plaine de la Ruzizi ont sensiblement diminué (de 7 à 1) à la suite du redéploiement dans la plaine de la 341e brigade » de l’armée, indique le rapport.

Au total, « 56 meurtres, 126 enlèvements et 52 accrochages entre belligérants » ont été rapportés en mars dans les deux Kivu, en proie à la guerre puis à l’activité des groupes armés depuis 23 ans.

Avec AFP

Source : VOAAfrique

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