Centrafrique : La campagne contre la fistule obstétricale portent les premiers fruits

0
108

En République centrafricaine (RCA), une campagne de lutte contre la fistule obstétricale lancée conjointement par le gouvernement et les Nations Unies ont porté les premiers fruits. Mardi, Onze Centrafricaines sur 19 atteintes de cette maladie ont entièrement recouvré la santé avant de se présenter mardi dans la capitale Bangui à la Première dame centrafricaine Brigitte Touadéra.

Agées entre 18 et 42 ans, ces femmes provenant des quatre coins de la RCA ont subi avec succès une intervention chirurgicale des suites de la fistule obstétricale. Désormais, elles peuvent rentrer chez elles, totalement guéries.

Une patiente s’est dite très ravie de ce changement dans sa vie. Elle avait été détectée à Mbaïki (sud-ouest) lors d’une mission conjointe du ministère centrafricain de la Santé et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

Jean Déholo, faisant partie du personnel soignant, considère « qu’en attendant la deuxième vague des malades, les quelques malades qui sont encore en observation vont recouvrer la santé d’ici peu ».

De son côté, Mme Touadéra a promis s’impliquer personnellement dans l’accompagnement psychosocial des malades guéries qui vont retourner chez elles, pour leur réinsertion au sein de leurs familles respectives et de leurs communautés d’origine.

La campagne contre la fistule obstétricale a été lancée le 12 février. Il s’agit de la quatrième édition. Au moment du lancement, le représentant de l’UNFPA en RCA Marc Derveen avait affirmé qu’il était aux côtés du gouvernement centrafricain de combattre cette pathologie.

Pour l’année 2018 en RCA, il est envisagé entre 50 voire 60 opérations de femmes contre la fistule obstétricale. Cette pathologie provient d’un travail prolongé au moment d’un accouchement, provoquant la perte perpétuelle de l’urine et/ou des selles, accompagnée d’une odeur dégoûtante.

Socialement, les victimes de la fistule obstétricale sont exposées au divorce, à la stigmatisation et à l’isolement. Craignant les pertes d’urine, certaines évitent de boire de l’eau, s’exposant à la déshydratation.

Source : Africatime

Africatime

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here