Selon le président du Burundi, il est le « Visionnaire » du parti au pouvoir

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A l’issue d’une rencontre vendredi et samedi entre les plus hauts dirigeants du CNDD-FDD, ces derniers avaient décidé de donner à M. Nkurunziza le titre de « Imboneza yamaho ».

Aucune traduction officielle en français n’ayant été fournie, ce titre avait été traduit par la presse par « Guide suprême éternel », certains responsables burundais parlant eux de « Guide permanent ».

Mardi, le CNDD-FDD a convoqué une conférence de presse lors de laquelle le général Evariste Ndayishimiye, son secrétaire général, a précisé le titre officiel en français.

>> Lire aussi : Le président burundais élevé au rang de « Guide suprême éternel » du parti au pouvoir

Les militants du parti, « après avoir passé en revue les immenses réalisations à l’actif de Son Excellence le Président de la République, la valeur de ses idées, de ses enseignements, conseils et actes, ont trouvé en lui un excellent leader charismatique, et sont convenus de le hisser au titre de Visionnaire du CNDD-FDD », a-t-il déclaré.

Un culte de la personnalité s’est développé autour du président Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, et qui a fait à plusieurs reprises le ménage dans les rangs de l’ancienne principale rébellion hutu aujourd’hui au pouvoir, selon des analystes.

Il apparaît désormais comme le chef incontesté d’un système dominé par un groupe de quelques généraux, issus de cette rébellion.

Mardi, Evariste Ndayishimiye a par ailleurs annoncé que le Comité central du CNDD-FDD avait décrété que « chaque jeudi » serait désormais un jour « consacré à la prière, où l’on se consacre entièrement à l’éternel, et au jeûne », et que tous les militants du parti seront obligés de suivre.

« C’est le signe que le président Pierre Nkurunziza est aujourd’hui le maître incontesté du CNDD-FDD car il a toujours consacré le jeudi à la prière et au jeûne avant même d’accéder au pouvoir (…). C’est tout le parti qui est aujourd’hui obligé de faire comme lui », a regretté auprès de l’AFP un haut cadre du CNDD-FDD, sous couvert de l’anonymat.

Le Burundi est en crise depuis que le président Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat controversé et sa réélection en juillet de la même année.

Les violences qui ont accompagné cette crise ont fait depuis au moins 1.200 morts et plus de 400.000 déplacés.

Un référendum constitutionnel controversé, qui permettrait à M. Nkurunziza de briguer à partir de 2020 deux mandats de sept ans, est prévu en mai.

Avec AFP

Source : VOAAfrique

VOAAfrique

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