MSF annonce un viol massif des femmes à Bossangoa, une ville du Centre Nord de la RCA

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APA-Bangui(Centrafrique) – Quelque dix survivantes d’un viol de masse sont prises en charge par l’hôpital de Médecin Sans Frontière(MSF) à Bossangoa, une ville du Centre Nord de la RCA, annonce un communiqué de presse de cette organisation humanitaire en Centrafrique dont APA reçu copie lundi.

Ces femmes qui sont arrivées tardivement à l’hôpital de Bossangoa bénéficient des soins gynécologiques, de vaccins contre le tétanos et les hépatites ainsi que de soutien psychologique, explique MSF qui regrette le fait qu’elles soient arrivées trop tard pour leur administrer le traitement essentiel contre le VIH.

Selon les informations recueillies par MSF auprès de ces femmes violées, les faits se sont produits dans le village Kiriwiri à 56 km de la ville de Bossangoa le 17 février dernier. Ces femmes racontent qu’elles étaient nombreuses pour certaines en train de puiser de l’eau et d’autres de faire la lessive et cultiver, lorsqu’un groupe d’hommes armés les ont surprises.

Une partie d’entre elles a réussi à s’enfuir tandis que d’autres ont été prises en otage comme elles et emmenées dans le camp de ces hommes armés où elles ont fait l’objet d’abus sexuel pendant plusieurs jours avant de les relâcher.

MSF signale que cette attaque constitue un exemple parmi d’autres qui met à nu les multiples violences sexuelles perpétrées contre les femmes par les groupes armés en Centrafrique.

Ces victimes ont signalé que beaucoup d’entre elles sont restées dans leur village de peur d’être stigmatisées à l’hôpital de Bossangoa ou encore d’être exclues de leur communauté si elles sont identifiées comme faisant partie des violées. Pour MSF beaucoup de femmes et enfants en RCA sont dans cette situation de non-assistance après les viols.

C’est grâce à l’action d’une ONG partie dans le village que certaines des victimes ont été transportées à moto le 2 mars dernier à l’hôpital de Bossangoa.

Ce viol selon MSF est l’une des conséquences de la nouvelle vague de violences aveugles éclatée à la fin de l’année 2016 et qui se poursuit actuellement mais plus particulièrement dans le Nord.

Source : Africatime

Africatime

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