fbpx
Accueil Société Centrafrique : Le service de table du couronnement de Bokassa mise en...

Centrafrique : Le service de table du couronnement de Bokassa mise en vente en Suisse

0
80

BANGUI, le 12 Mars 2018 (RJDH) — 41 ans après le couronnement de l’ex empereur de Centrafrique, Jean Bedel Bokassa 1er, le service de table du sacre impérial de 1977 est en vente en Suisse, a rapporté le site ledauphine.com.  

La vente des objets de couronnement de l’empereur déchu de Centrafrique et de ses biens continuent. Après la mise aux enchères de son costume de couronnement, l’achat de son château par un particulier en 2010, et sa Cour Impériale déclarée « domaine public de l’Etat » par le premier président de la Cour de Cassation dans un Mémo adressé au Ministre de la justice, c’est au tour du service de table du sacre impérial d’être mise en vente.

L’identité du vendeur reste un secret, a déclaré Bernard Piguet à nos confrères du journal ledauphine.com : «le vendeur préfère rester anonyme» avant d’indiquer qu’ « il n’y a évidemment rien d’illicite ».
Cette vente aux enchères suscite déjà des critiques des lecteurs. « C’est assez malvenu de critiquer la Suisse sur ce coup-là parce que, si Bokassa est devenu Président puis Empereur c’est grâce à la France », a commenté un lecteur au sobriquet d’ElSuego.  « Et si c’est en Suisse qu’a lieu la vente de ce service, (on ne sait en plus absolument pas de quel pays est issu l’acheteur), de nombreux biens immobiliers de Bokassa en France ont subi le même sort », a-t-il souligné avant de s’interroger : « pourquoi c’est toujours en Suisse que l’on retrouve les biens spoliés et détournés par les dirigeants malhonnêtes de ce monde ? Comment ce pays peut-il accueillir toute la malhonnêteté du monde ? »
Un service de 10.000 pièces d’orfèvrerie en 1977:

Pour justifier son couronnement, JB Bokassa 1er avait déclaré que « la création d’une monarchie aidera la Centrafrique à se distinguer des autres pays africains et à gagner le respect des autres pays du monde ». Le coût de la cérémonie est évalué à environ 80 millions $.

« Le faste de cette cérémonie est une grande affaire pour l’artisanat français », avait commenté Hélène de Turckheim, l’envoyée spéciale du Figaro. «231 villas ont été construites pour accueillir les invités (5.000) et spécialement équipées depuis Paris par Christofle, qui a tout envoyé, 10.000 pièces: les assiettes en Limoges, les verres en Baccarat, les couverts gravés. Jusqu’aux seaux à champagne et aux briquets, et même un service à thé en argent du plus pur style Empire», lit-on dans Figaro du 03 décembre 1977.

En 2010, les costumes du sacre de Bokassa et de son épouse étaient mis aux enchères. L’identité du vendeur n’a pas été révélée jusqu’aujourd’hui, idem pour les services de table. « Les propriétaires de ces pièces uniques souhaitent s’en séparer. Ils les avaient acquis lors de la destitution de l’empereur grâce aux liens d’amitiés qu’ils entretenaient avec un proche de Bokassa », avait rapporté ladepeche.fr. Qui l’avait acheté ?

Devenu Président de Centrafrique en 1966, J.B Bokassa a été déchu en 1979 par l’Opération Barracuda. CondamnRCAé en 1987 pour crimes puis gracié en 1993, l’ex-empereur de Centrafrique est décédé trois ans plus tard.

Source : rjdh.org

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Centrafrique Actu est aussi disponible sur Android Télécharger
Hello. Add your message here.