Rex Tillerson au Tchad ce lundi

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Cette première visite du chef de la diplomatie américaine au Tchad intervient au moment où les relations diplomatiques entre les deux états ne sont pas au beau fixe.

Accusé de délivrer des passeports à des non-ressortissants du pays, le Tchad fait partie des sept pays dont les citoyens ne peuvent obtenir de visa pour entrer sur le territoire américain.

Aussi, en novembre dernier, la justice américaine avait cité le président Déby dans une affaire de corruption avec deux autres personnalités africaines. Rex Tillerson abordera ces questions et bien d’autres préoccupations avec le président tchadien. Les avis des citoyens sont partagés sur cette visite.

Le coordonnateur de la coalition « Touche pas à mes acquis », une organisation proche du pouvoir, Mahamat Dingandimbaye qui avait organisé une manifestation anti-américaine à l’époque, se réjouit de cette visite.

Il souhaite que la question de crise économique et financière que traverse le Tchad soit abordée par les deux personnalités.

« Nous souhaitons que le gouvernement demande une aide financière pour résoudre les problèmes de la crise », explique-t-il.

Pour Dobian Assingar, président donneur de la Ligue Tchadienne des droits de l’homme, cette visite ne changera pas le quotidien des Tchadiens.

« Il faut que l’on comprenne que le problème du Tchad doit être réglé par notre gouvernement », insiste-t-il.

Lundi, c’est aussi la journée ville morte lancée par 47 partis politiques de l’opposition tchadienne pour protester contre la politique d’austérité du régime au pouvoir. Une simple coïncidence ou une provocation ?

Dobian Assingarqui soutient cette initiative au nom du « Mouvement d’Eveil Citoyen » explique que « nous avons décidé de cette date avant », mais « nous aurions mettre cette date là pour embêter le gouvernement ».

>> Lire aussi : Tillerson affirme que la polémique sur les « pays de m…. » en Afrique tient du passé

Plusieurs organisations de la société civile adhèrent au mot d’ordre de la journée ville morte pour soutenir les travailleurs du secteur public qui grognent depuis plus d’un mois.

André Kodmadjingar, correspondant à N’Djamena

Source : VOAAfrique

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