Le président de l’Observatoire Pharos reçu en audience à l’Assemblée nationale

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Bangui- Le président de l’Observatoire Pharos, le Pasteur Jean-Arnold de Clermont, a été reçu en audience, mercredi 14 février 2018, à l’Assemblée nationale à Bangui par le 2ème Vice-président, Aurélien-Simplice Zingas, et le chargé de mission pour les relations avec la société civile, Christian Guenebem.

L’objectif de cette audience est de débattre d’un rapport conjoint des enquêtes réalisées sur la crise centrafricaine dans les villes de Kaga-Bandoro, Bossangoa, Bambari, Bangassou, Bria et bien d’autres localités touchées par les conflits armées.

D’après M. de Clermont, les investigations ont été menées par des Centrafricains alors que l’observatoire, en tant que ONG, n’a que la vocation d’écouter les victimes dire comment elles perçoivent la crise.

Du fait que cette initiative émane du président de la République Faustin-Archange Touadéra, qui a confié cette tâche à l’Observatoire Pharos, il ne fait l’ombre d’aucun doute que les résultats des enquêtes seront communiqués aux autorités centrafricaines, aux représentants de la MINUSCA, des partenaires de la République Centrafricaine, des ONG, de la société civile et des confessions religieuses, lors d’un atelier prévu en avril prochain.

Le vœu du Pasteur de Clermont est que les problèmes des victimes de la crise centrafricaine tiennent à cœur tous ces intervenants, par leur participation à des débats portant sur la reconstruction et la réconciliation dans le pays.

Pour lui, il n’y a que les victimes qui connaissent leurs besoins. D’où une projection sur l’idée de l’établissement d’une commission vérité et réconciliation. La question de la justice de proximité peut, selon lui, être à l’ordre du jour.

Pour Christian Guenebem, le rapport de l’Observatoire n’a révélé que les avis des victimes de la crise centrafricaine. Mais, a-t-il précisé, le gouvernement centrafricain mène une diplomatie auprès des belligérants pour ramener définitivement la paix dans le pays.

Toutefois, cela n’exclut pas que les bourreaux répondent de leurs actes devant la Cour pénale spéciale (CPS) pendant que la justice centrafricaine, elle, s’emploiera à aider les victimes, dont un grand nombre est composé de femmes.

Alain-Patrick Mamadou

Source : abangui

abangui

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