Centrafrique : le gouvernement entend envoyer les ministres résidents dans les régions

Centrafrique : le gouvernement entend envoyer les ministres résidents dans les régions

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Les ministres résidents des préfectures de la République centrafricaine (RCA) pourront se rendre très bientôt sur le terrain pour consolider le processus de restauration de l’autorité de l’Etat, a appris Xinhua mercredi lors de la conférence de presse conjointe du gouvernement centrafricain avec la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA).

“L’idée est que les ministres résidents vont s’enquérir de la présence effective des préfets et sous-préfets, du déploiement des forces de défense et de sécurité, des enseignants, etc., de manière à donner un coup d’accélérateur à la restauration de l’autorité de l’Etat”, a indiqué le ministre centrafricain de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, faisant allusion à l’instruction dans ce sens du chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra.

A cette occasion, M. Kazagui a abordé la question du déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA), la situation sécuritaire en RCA ainsi que l’arrivée du panel de l’initiative de l’Union africaine (UA).

Il a souligné qu’en se rendant dans les bases des groupes rebelles, le panel de l’initiative de l’Union africaine “n’est pas en train de donner de la crédibilité aux groupes rebelles” : tout le monde est dans un processus de discussion et de négociation pour expliquer pourquoi certains ont pris les armes et pourquoi certains refusent de les rendre.

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a évoqué les deux opérations menées par les Casques bleus dans les villes centrafricaines de Paoua (extrême nord-ouest) et de Bria (nord-est) visant à assurer la protection des civils et la réduction de la présence et la menace des groupes armés.

Selon lui, l’intervention des FACA et des forces de la MINUSCA a permis de ramener un calme progressif à Paoua et autorisé le retour de quelques déplacés chez eux.

Après évaluation de ces différentes interventions, il est ressorti, selon M. Monteiro, “qu’il n’y a ni de combattants de groupes armés (RJ et ex-MPC), ni de barrières sur les différents axes”. Il a toutefois reconnu que quelques poches de violence subsistaient dans la région, que les Casques bleus et les FACA pourront tenter d’éradiquer.

Source : abangui

abangui

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