Des séparatistes disent avoir enlevé le sous-préfet disparu au Cameroun

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Les forces de sécurité recherchaient toujours lundi soir M. Namata Diteng, a indiqué à l’AFP le colonel Didier Badjeck, porte-parole de l’armée.

Le sous-préfet est porté disparu depuis que sa voiture ait été retrouvée brûlée dimanche matin à Batibo, avant le défilé de la fête de la Jeunesse qu’il devait présider et qui, de fait, ne s’est pas tenue, selon le député de Batibo présent sur place, Joseph Mbah-Ndam.

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« On a constaté que la voiture du sous-préfet a été emportée et brûlée par des inconnus dans un endroit isolé. Je ne sais pas s’il a été effectivement enlevé ou alors s’il a pu s’enfuir », avait déclaré dimanche à l’AFP le député du premier parti d’opposition, le Social Democratic Front (SDF), et vice-président de l’Assemblée nationale.

Dimanche soir, le leader d’une branche armée du mouvement séparatiste de la minorité anglophone, l’Ambazonian Defence Forces (ADF), a affirmé sur les réseaux sociaux que ses éléments avaient « capturé » le sous-préfet.

« Vous tuez mon peuple, nous vous poursuivrons jusqu’aux portes de l’enfer », a posté M. Lucas Cho Ayaba, qui est le chef de l’un des groupes armés séparatistes qui s’est formé dans l’ouest camerounais et qui entend « lutter contre le colon » camerounais.

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De nombreux appels à « tuer le prisonnier » en représailles aux « exactions de l’armée coloniale » ont été postés dimanche et lundi sur les réseaux sociaux par des séparatistes.

Le porte-parole de l’armée camerounaise a ajouté par téléphone à l’AFP que 23 assaillants ont été tués par les forces de sécurité dimanche à Kembong (Sud-Ouest) dans l’attaque qui a coûté la vie à trois gendarmes camerounais.

De même, une attaque de séparatistes a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi au poste de gendarmerie d’Ekok, toujours dans le Sud-Ouest, à la frontière avec le Nigeria, selon la même source. Des éléments du Bataillon d’intervention rapide (BIR) et de l’armée camerounaise ont « mis en déroute les assaillants ».

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« Une quinzaine de terroristes » ont été interpellés lundi matin lors d’une « opération de ratissage » à Ekok, selon le colonel Badjeck, qui a ajouté que « malgré les troubles, les jeunes des régions anglophones ont défilé partout pour la fête de la Jeunesse » dimanche.

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest regroupent les habitants anglophones du Cameroun, soit 20% de la population. Elles sont secouées depuis plus d’un an par une profonde crise socio-politique, qui s’est peu à peu muée en conflit armé de basse intensité.

Avec AFP

Source : VOAAfrique

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