Un des héritiers de Bokassa se dit favorable à la présence des militaires russes à la cour impériale de Bérengo

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APA-Bangui(Centrafrique) – Jean Serge Bokassa l’un des héritiers de l’Empereur Jean Bedel Bokassa qui a régné sur la Centrafrique de 1963 à 1979, a déclaré ce mercredi, que sa famille ne s’oppose pas à la présence de militaires russes sur les terres ancestrales de Berengo où leur père a été enterré.

Il réagissait ainsi aux commentaires suscités par un communiqué, selon lequel ‘’une partie des héritiers Bokassa disent avoir appris avec émoi et consternation la présence de soldats russes sur les terres ancestrales de Berengo’’

Situé à 80 km de Bangui au sud-ouest Berengo est un village où a été installé le domaine qui a abrité à la fin des années 70 la cour de l’empereur Bokassa. Outre des bâtiments agricoles ou administratifs, le domaine comprend aussi un champ de tir et une piste d’atterrissage.

C’est ce domaine que l’Etat vient d’octroyer aux militaires russes comme base afin d’assumer leurs fonctions d’instructeurs des Forces Armées Centrafricaines.

Cette base, a – t-il rappelé, a pour objectif de remettre sur pied les Forces Armées Centrafricaines pour lesquelles l’Empereur a contribué à leur création.

Cependant les forces russes ne jouiront pas de la totalité du domaine, puisque la propriété contient encore des secrets de l’Empereur, rassure-t-il.

Il a toutefois souhaité qu’il y ait des échanges pour permettre d’aplanir les points de divergences entre la famille Bokassa et les autorités avant que les militaires russes ne puissent démarrer les activités militaires.

Il a demandé par exemple, l’éloignement du cantonnement de la sépulture, par respect pour le défunt Empereur qui repose au domaine de Berengo.

L’annonce de la présence militaire russe a suscité beaucoup de réactions de la part de la famille Bokassa car certains ont évoqué un appui financier des Russes avant tout usage et pourtant le domaine sert aussi comme centre d’instruction des Forces Armées Centrafricaines.

Source : Africatime

Africatime

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