Deux militaires et cinq assaillants tués dans le centre du Mali

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« Ce matin, une de nos positions a été attaquée à Ngomakoura au mortier. Nous avons riposté, les terroristes ont été obligés de battre en retraite. Il n’y a pas eu de victime », a déclaré à l’AFP une source militaire malienne.

Ce secteur est celui où étaient stationnés 36 gendarmes maliens qui ont déserté la semaine dernière et ont été mis aux arrêts à Bamako dans l’attente de leur comparution en conseil de discipline, selon une autres source militaire qui a confirmé l’attaque au mortier.

>> Lire la suite ici : Deux douaniers tués au nord de Bamako au Mali

« La seconde attaque s’est déroulée à Youwarou, où les terroristes ont attaqué un poste de sécurité. Deux militaires ont été tués, ainsi que cinq terroristes », a déclaré à l’AFP une source militaire malienne, faisant état de l’arrivée sur les lieux d’un renfort en « hommes et matériels ».

L’armée malienne a confirmé ces deux attaques et leurs bilans respectifs sur ses comptes officiels.

Les groupes jihadistes sont particulièrement actifs ces derniers mois dans le centre du pays.

Dans son dernier rapport trimestriel sur le Mali, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, juge « extrêmement préoccupante » la situation dans le nord et le centre, « en particulier dans les régions de Mopti et de Ségou, où il y a eu davantage d’actes terroristes ou liés au terrorisme que dans l’ensemble des cinq régions du nord ».

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une opération militaire lancée en janvier 2013, à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement frappées par des attaques, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes mais dont l’application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Face à la dégradation de la situation aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, l’organisation régionale G5 Sahel, qui regroupe ces trois pays, ainsi que la Mauritanie et le Tchad, a réactivé en 2017, avec le soutien de la France, un projet de force conjointe antijihadiste, initialement lancé en novembre 2015.

Source : VOAAfrique

VOAAfrique

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