Centrafrique : La Minusca annonce le transfert des détenus de MNLC et du RJ de Paoua aux autorités judiciaires du pays

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BANGUI, 25 Janvier  2018(RJDH)—La mission onusienne a annoncé le transfert des hommes armés mis aux arrêts à Paoua aux autorités judiciaires compétentes du pays, selon les propos de Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

Selon la mission onusienne, ces éléments des groupes armés interceptés par la Minusca à Paoua au nord du pays sont en train d’être auditionnés et seront transférés à la justice centrafricaine pour être jugés. Elle a en outre confirmé le maintien de ceux-ci dans les locaux de la Minusca à Paoua pour des mesures de sécurité et dit vouloir empêcher leur lynchage par la population qui le réclame.

L’arrestation de plusieurs éléments des groupes armés qui sévissent à Paoua intervient dans un contexte de la recrudescence de tension des populations locales contre les groupes armés. La réaction de la Minusca fait suite à la présence des forces armées du pays qui font des opérations dans l’Ouham Pendé en proie à la violence armée avec des conséquences humanitaires des  plus en plus inquiétantes.

Timoléon Baïkoua, 2e Vice-président de l’Assemblée nationale et député de Paoua 2 se trouve dans la localité. Selon des sources proches de cette autorité, cette présence contribuera à favoriser des appuis multiformes à cette population vulnérable. La situation actuelle est calme selon un habitant de Paoua joint ce matin  par le RJDH. Mais, après l’échange de tirs entre les groupes armés, on déplore la mort de trois personnes hier et on compte de nombreux blessés. Le bilan fait aussi état de sept magasins pillés par les manifestants, selon des sources indépendantes.

Face à la colère de la population de Paoua qui veut en découdre avec les miliciens, Lucien Mbaïgoto, l’un des députés de Paoua, lance un appel au calme et dit regretter le manque de moyens pour les gendarmes de garder à vue les malfrats. Il s’en remet à la justice pour que les auteurs de ces troubles puissent payer leurs actes de violence.

Les 18 éléments de Bahar, ce chef de guerre appartenant au groupe armé MNLC, sont arrêtés lors d’un guet-apens mis en place par la Minusca à Bémbéré alors qu’ils vidaient les maisons des villageois ayant fui leurs localités.

Source : RDJH

RDJH

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