Paoua : viols et pillages par des hommes armés à cheval

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Confusion générale au sujet des auteurs des violences dans les environs de Paoua. En plus des groupes rivaux Seleka et RJ qui se battent sur les principaux axes menant à Paoua dans l’Ouham-Pendé, certains déplacés se plaignent des cas de viols et de pillage systématiques de leurs biens par des hommes armés.

Les témoignages recueillis par RNL à Béboura, Benamkor, Bédaya et Béboye attestent de la présence des éléments armés venus du Tchad et du Soudan, frontaliers avec la RCA. Ceux-ci, circulant à cheval vont de village en village pour piller, violer, tuer avant de bruler les cases et les greniers des villageois. Conséquence, la situation sécuritaire reste confuse dans la région de Paoua et environs.

« Il y a beaucoup de gens qui circulent à cheval dans le village, la situation dépasse notre entendement », se désole Placide, un jeune de 27 ans rencontré par RNL dans le village Béokoumbo à 2 km de Béboura.

« Si c’était les Seleka avec les motos ou ceux qui marchent à pied, on pourrait rester mais ceux que j’ai vu de mes propres yeux circulent sur des chevaux, c’est ce qui nous a fait peur nous poussant à nous cacher dans la brousse », relate Charles, un agent de santé au village Békoro mission, situé à 2 km de Bémal dans la commune de Bah-Béssar.

Une situation que certains déplacés attribuent à la porosité des frontières de la République Centrafricaine avec le Tchad et le Soudan.

S’il est aujourd’hui difficile d’établir avec exactitude un bilan des combats, des déplacés interrogés par RNL signalent que « certains corps jonchent encore le sol » tandis que d’autres se plaignent de ne pas « avoir les nouvelles de leurs proches ».

C’est depuis environs trois semaines que les rebelles du général Bahar se battent contre ceux du groupe Révolution Justice (RJ). Conscient de la situation humanitaire catastrophique, le gouvernement avec l’appui de la Coordination des affaires humanitaires a effectué les 12 et 13 janvier à Paoua, une mission d’évaluation des besoins des déplacés.

Source : abangui

abangui

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