Démarrage de la session criminelle à la cour d’appel de Bangui

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APA-Bangui (Centrafrique)- La cour d’appel de Bangui a démarré ce lundi sa session criminelle d’un mois qui va étudier une cinquantaine de dossiers parmi lesquels ceux concernant les groupes armés qui sévissent en RCA.

Il s’agit des actes criminels impliquant les chefs rebelles tels que Patrice Edouard Ngaïssona coordonnateur général des Anti balaka et Abdoulaye Hissein des sélékas. Un juré populaire a été constitué pour aider à juger les crimes dont la cour a été saisie au mois de décembre dernier.

Au premier jour ce lundi, l’affaire Rodrigue Ngaïbona alias général Andjilo un chef anti balakas âgé de 25 ans, père de cinq enfants et époux de trois femmes. Le téméraire chef milicien anti-balaka, aux arrêts depuis trois ans, est jugé devant la cour criminelle pour six chefs d’accusation. Il lui est reproché entre autres les faits d’assassinat, de détention illégale d’armes de guerre, d’association de malfaiteurs, incendie des villages et de vol à mains armées. A ses cotés son frère, Dieudonné Ngaibona, qui a tenté sa libération forcé en 2015 en prenant en otage un prêtre, une humanitaire française et même un ministre.

Les débats ont été âpres entre le Procureur général de la cour d’appel, Eric Didier Tambo, et la défense de l’accusé composé de deux avocats : Maîtres Didier Goninzapa et Jean-Pierre Madoukou. Après plus d’une heure de débats, le Président de la cour d’appel de Bangui, Alfred-Rock Goumbré, a renvoyé l’affaire au jeudi 11 janvier 2018, ce qui constitue une satisfaction pour la défense représentée par Maître Madoukou.

« C’est tout à fait normal que le dossier soit renvoyé. Six chefs d’accusation pèsent contre notre client. On lui reproche beaucoup de choses. Dans ces conditions, c’est normal pour privilégier les droits de la défense, d’accepter que les avocats aient les pièces du dossier », a-t-il expliqué soulignant avoir été informé « tard » de cette audience et estime ne pas détenir les mêmes pièces que le Parquet général.

Maître Jean-Pierre Mandoukou et son collègue Didier Gonénzapa ont salué la sage décision de la Cour de renvoyer ce dossier pour leur permettre de bien préparer la défense de leur client.

Ils ont également remercié les avocats des victimes et ceux des organisations des droits de l’homme, constitués en parties civiles qui ont soutenu leur requête dans la mesure où le dossier « Andjilo » devrait être jugée avec beaucoup de sérieux.

Ils ont fait savoir qu’ils ne comprenaient pas pourquoi le dossier Andjilo inscrit à la 20ème place du rôle a finalement été ramené à la première place pour être jugé au premier jour.

La cour jugera également d’autres affaires liés au braquage, à l’assassinat des forces de l’ordre et autres actes criminels.

Source : Africatime

Africatime

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