Centrafrique/FAO : 2017, une année de « transition », selon Jean Alexandre Scaglia

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Vendredi 5 janvier dernier, le Représentant-résident de l’Organisation des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), M. Jean Alexandre Scaglia a présenté ses vœux de nouvel à la Nation centrafricaine, via la presse. A l’occasion, le responsable onusien qualifie de « transition » l’année 2017, tout en dégageant de nouvelles perspectives meilleures pour 2018.

« A vous professionnels de médias de la République centrafricaine, au nom de l’Agence des nations unies en charge de l’alimentation et de l’agriculture, je formule à votre endroit, mes vœux les meilleurs, étant donné que le rôle de la presse est extrêmement essentiel dans tous les domaines y compris dans le domaine agricole, pour informer la population sur ce qui va bien et ce qui va mal », c’est en ces termes riches en convivialité que Jean Alexandre Scaglia a présenté à la presse.

Ces vœux vont également à l’endroit du personnel de la Représentation nationale de la FAO – ces proches collaborateurs de Jean Alexandre Scaglia, à qui il a témoigné une reconnaissance pour la « bonne collaboration » qui a profité aux grandes réalisations de l’année 2017.

La convivialité ainsi initiée par le Représentant résident de la FAO ne visait pas seulement le souhait des vœux, mais également elle se présentait comme le cadre propice pour Scaglia d’établir le bilan des activités réalisées au cours de l’année, puis d’annoncer les perspectives pour 2018 qui s’ouvre. D’entée de jeu, Scaglia qualifie l’année 2017, comme étant celle de la « transition ». Et d’expliquer qu’il y a eu, au cours de l’année, des signaux de rétablissement progressif.

En ce qui concerne la production agricole, Scaglia note avec satisfaction un retour au niveau de l’année 2010 après le désastre statistique de 2013 à 2016. Il y a eu également ce que le Représentant résident appelle des « paramètres positifs » tout en soulignant la résistance de quelques poches de troubles localisées dans l’arrière-pays qui constitue le monde rural. A cela s’ajouter l’émergence de certaines initiatives (le DDDR-pilote, les programmes de formation en faveur de la jeunesse, le projet du Plan opérationnel pour la stabilisation immédiate de Bambari (POSIB)… Cela va sans compter l’élaboration des grandes politiques de développement, à commencer par le Plan de relèvement et de la consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) dont la première revue a déjà eu lieu.

Au total, plus de 500 000 Centrafricains ont bénéficié d’une assistance de la FAO.

Aussi, 2017 a vu la participation de la République centrafricaine à des rencontres internationales après des années d’absence. « On a vu la RCA reprendre sa place au niveau sous-régional et international », précise Scaglia.

Toutefois, les perspectives, à en croire le Représentant-résident, sont bonnes pour 2018. C’est pourquoi il a formulé le vœu d’une « marche rapide vers la relance agricole, étant donné que la paix et la stabilité ne sauraient être effectives sans une véritable relance du secteur agricole ». Scaglia formule également le vœu pour les Centrafricains d’aller au-delà des soubresauts qui persistent malheureusement dans certaines contrées du pays pour espérer au meilleur.

Sous forme de plaidoyer, le Représentant-résident s’est plaint de ce que le niveau du décaissement des fonds dans le cadre du RCPCA qui devait accélérer la relance agricole en particulier reste très « faible ». « On a besoin d’enregistrer d’entrée de l’ordre de centaines de millions et non de dizaine comme cela se fait actuellement. A Bruxelles, les bailleurs nous ont accordé que 3 millions de dollars, ce qui est bien insuffisant, mais que ces fonds soient décaissés quand même ».

Si 2017 a été l’année de transition, que 2018 soit celle de l’autosuffisance alimentaire, voire de surproduction.

Source : abangui

abangui

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