L’Afrique centrale est dans une situation économique et financière « favorable » (UMAC)

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APA-Yaoundé (Cameroun) – La situation économique et financière «demeure défavorable» dans la sous-région, avec «une croissance nulle» découlant de la contraction du secteur pétrolier, selon une note publiée vendredi par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC).

Au lendemain de sa session ordinaire, tenue le 22 décembre à Yaoundé, elle constate que la région, en 2017, a enregistré un taux d’inflation de 0,6% ainsi qu’une amélioration des soldes budgétaires et extérieurs, le taux de couverture extérieure de la monnaie devant s’établir à 58,8% en fin d’exercice.

Le Comité, se félicitant des mesures prises et des progrès significatifs réalisés, tant par les Etats membres, les institutions communautaires que par les partenaires techniques et financiers, a salué le redressement progressif des agrégats macroéconomiques de la sous-région, avec des perspectives d’une reprise de la croissance envisagée en 2,8% en 2018.

Il relève aussi, pour s’en féliciter, l’entrée effective en programme avec le Fonds monétaire international (FMI) de 4 pays (Cameroun, Gabon, République centrafricaine et Tchad), et les avancées des négociations pour l’entrée en programme du Congo-Brazzaville et de la République centrafricaine.

En dépit de l’impact sur les comptes publics des ajustements budgétaires réalisés, le Comité ministériel de l’UMAC a recommandé la mise en œuvre concomitante des actions de relance économique durable, pour une croissance forte et inclusive sur la base d’une économie davantage diversifiée, tirée principalement par le secteur privé.

Au plan monétaire, il s’est félicité des résultats obtenus sur la base des mesures prises pour la stabilisation suivie d’un redressement des réserves de change de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), prévoyant un taux de couverture de la monnaie de l’ordre de 65% en 2018 contre 58,8% un an auparavant.

Il y a de cela deux semaines, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) avait qualifié de «difficile» la situation économique sous-régionale, en dépit d’une fragile amorce des équilibres macroéconomiques, en rapport avec des programmes triennaux appuyés par la facilité élargie de crédit (FEC) déjà conclus avec le FMI.

Relevant «une croissance en termes réels nulle en 2017, après -0,2% en 2016», il signalait également un taux d’inflation attendu de +0,6% au terme de 2017, un déficit du solde budgétaire, base engagements, hors dons, de l’ordre de 3,1% du produit intérieur brut (PIB), avec toutefois une amélioration des comptes extérieurs, le déficit du compte courant revenant à 6,2% du PIB.

Analysant les perspectives macroéconomiques sous-régionales, ainsi que les différents facteurs influençant la stabilité monétaire et financière au sein de la CEMAC, le CPM de la BEAC a décidé de maintenir inchangés le taux d’intérêt des appels d’offres, celui de pénalité aux banques et Trésors publics, les taux d’intérêts sur les placements des banques, les coefficients et le taux de rémunération des réserves obligataires.

S’agissant du nouveau dispositif d’apport de liquidité d’urgence aux établissements de crédit sous-régionaux, le CPM a également adopté une décision portant sur le cadre général dudit dispositif afin de permettre aux établissements jugés «solvables» de faire face aux tensions temporaires de liquidité pouvant affecter la stabilité financière.

Source : Africatime

Africatime

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