Centrafrique: “le plus haut niveau” de déplacés et réfugiés “jamais observé” (ONU)

Centrafrique: “le plus haut niveau” de déplacés et réfugiés “jamais observé” (ONU)

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Le nombre de réfugiés et de déplacés ayant fui les violences en Centrafrique a atteint son “plus haut niveau” 1,1 million de personnes sur 4,5 millions d’habitants, a indiqué vendredi l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

La Centrafrique compte désormais 513.676 réfugiés dans les pays voisins, avec des afflux récents en République démocratique du Congo, et “quelque 600.000” déplacés à l’intérieur du pays, a déclaré dans un communiqué le porte-parole de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Andrej Mahecic.

Entre janvier et septembre, 200.000 nouvelles personnes ont été forcées de fuir leur domicile en raison d’un regain de violences depuis plusieurs mois, dans l’est et le centre du pays notamment, d’après le HCR.

Le nombre de réfugiés centrafricains dans le nord isolé de la République démocratique du Congo “ne cesse d’augmenter” et s’élevait à “167.000 fin août dont 64.000 ayant fui la Centrafrique depuis la mi-mai”, selon le HCR.

“Le nombre de ces réfugiés pourrait être bien plus élevé car des milliers de personnes se trouveraient dans des zones éloignées et souvent inaccessibles” dans ces provinces du nord de la RDC, ont ajouté les Nations unies.

Outre la RDC, le Cameroun accueille 236.732 réfugiés centrafricains, le Tchad 74.450 et le Congo 31 499.

M. Mahecic déplore que “seulement 9%” des 209 millions demandés par l’agence onusienne ont été reçus, “ce qui fait de la crise en RCA l’une des crises de réfugiés les plus sous-financées au monde”.

Le conflit en Centrafrique a commencé avec le renversement en 2013 de l’ex-président François Bozizé par les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, entraînant une contre-offensive des anti-Balaka majoritairement chrétiens.

L’intervention de la France (2013-2016) et la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) ont permis la tenue d’une élection présidentielle début 2016 et le retour d’un calme relatif à Bangui, mais pas dans l’intérieur du pays victime d’un regain de violences des groupes armés.

Africatime

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