Centrafrique : La présence des mercenaires étrangers confirmée dans trois villes du...

Centrafrique : La présence des mercenaires étrangers confirmée dans trois villes du pays

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BANGUI, 12 septembre 2017 (RJDH)—Plusieurs sources concordantes ont confirmé au RJDH la présence des mercenaires étrangers dans trois régions de la RCA. Les soupçons sur cette présence circulent à Bangui, capitale du pays, depuis quelques semaines.

La présence de ces hommes armés parlant ni Sango (langue nationale et officielle) ni français, est signalée à Zémio dans l’Est, à Bria au centre et à Ndélé au nord-Est. Ces hommes lourdement armés, viendraient du Soudan et du Tchad.

Selon des sources concordantes, les récentes attaques à Zémio ayant conduit au retrait des prêtres catholiques et au départ des milliers de déplacés de l’église vers la République Démocratique du Congo, ont été perpétrées par ces mercenaires qui se déplacent avec des chevaux.

Un autre groupe de ces hommes serait proche de Bria, une  ville discutée par deux tendances du FPRC commandée d’une part par Abdoulaye Hissene et d’autre part par Azor, tous deux cadres de ce mouvement rebelle que continue de piloter l’ancien président Michel Djotodia depuis son exil béninois. A Bria, ces hommes armés dont l’origine et l’identité font peur, n’ont pas réussi à entrer dans la ville, d’après des sources indépendantes, « ils sont bloqués par les ex-Séléka à quelques kilomètres de la ville. La population a pris peur seulement à cause de cette présence qui plane comme une épée de Damoclès », confie au RJDH, un leader de la société civile de Bria.

Ces mercenaires seraient, selon nos sources déjà dans la ville de Ndélé, « ils sont entrés dans la ville depuis des mois. Ce qui les distingue, c’est qu’ils ne parlent ni le Sango ni le Français. Ce ne sont pas des Centrafricains et ils sont plus dangereux. Nous savons qu’ils viennent du Soudan mais leur objectif n’est pas maitrisé », explique un leader religieux qui a requis l’anonymat.

Difficile pour l’instant d’avoir des précisions sur les objectifs de ces combattants étrangers. Leur présence pourrait toutefois compliquer les opérations du DDRR dans les zones dont ils ont le contrôle. Le processus DDRR a prévu prendre en compte 500 combattants étrangers. Ce chiffre semble être au deçà de la réalité surtout avec la présence de ces différentes groupes de combattants étrangers signalée dans trois villes du pays.

RDJH

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