Marie Thérèse Keita Bocoum demande au gouvernement d’harmoniser la législation nationale en...

Marie Thérèse Keita Bocoum demande au gouvernement d’harmoniser la législation nationale en matière des droits de l’homme

39
PARTAGER

Bangui- L’Experte indépendante des droits de l’Homme des Nations-Unies, Marie Thérèse Kéita Bocoum, a encouragé, vendredi 03 février 2017, au cours d’une conférence de presse, le gouvernement à harmoniser la législation nationale en tenant compte des dispositions contenues dans les sept (7) conventions internationales sur les droits de l’homme et à respecter l’obligation de rapporter aux organes des traités sur l’état de leur mise en œuvre.

Le but de cette conférence de presse est de dresser le bilan de sa visite de dix jours en République Centrafricaine sur la question sécuritaire et des droits de l’homme.

Elle a déploré la détérioration de la situation sécuritaire dans les préfectures de la Ouaka, de la Haute Kotto, de la Nana Gribizi, de l’Ouham et de l’Ouham Pendé ainsi que les tensions persistantes dans le 3ème Arrondissement de Bangui, notamment au Km 5.

« Je regrette que des retards ont été constatés dans la concrétisation des activités liées au processus du Démobilisation, Désarmement Réintégration et Rappatriement, à la restauration de la paix, la sécurité et la réconciliation », a-t-elle déclaré.

Selon elle, « les bailleurs de fond et le gouvernement doivent travailler de concert pour s’assurer que les travers du passé en matière de corruption et de détournement de fonds par une minorité n’entravent pas l’opportunité historique du pays de se relever de plusieurs décennies de crise et de sous développement ».

L’Experte indépendante des droits de l’Homme a également relevé que « le déploiement des forces de sécurité est un préalable essentiel pour sécuriser la population, restaurer l’autorité de l’Etat et permettre ainsi à l’administration et à la justice de se déployer sur tout le territoire ».

« Les efforts institutionnels constatés ne seront productifs que s’ils sont accompagnés d’une réelle stratégie de communication de tous les acteurs et une implication de tous, y compris les partis politiques et la société civile, les femmes et les jeunes, à la prise de décision et aux efforts de redressement ».

Basile REBENE

abangui

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE