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CEMAC : les Etats tenus à poursuivre les réformes pour juguler la crise économique

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Etranglés par la crise économique et financière, les Etats de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) sont tenus d’ajuster leurs politiques économiques, a indiqué le 25 janvier à Yaoundé au Cameroun, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Lucas Abaga Nchama.

Il s’est adressé au cours d’une conférence organisée sur le thème : « Les banques centrales face aux crises exogènes : stratégies de sortie de crise ».

Arrivé au terme de son mandat à la tête de la BEAC, Lucas Abaga Nchama a estimé que face à la crise actuelle, les banques centrales devraient apporter des solutions innovantes aux Etats membres.

«Les politiques monétaires de soutien que nous avons mises en œuvre ont atteint leurs limites. Il était judicieux d’appeler les politiques, les universitaires, les banques centrales africaines pour réfléchir et trouver des solutions innovantes, afin d’apporter une solution au problème de financement de notre économie », a-t-il dit.

En ce qui concerne des pistes de sortie de crise, le gouverneur de la BEAC a en outre évoqué la prévention des crises, la promptitude de la réaction, la flexibilité des politiques et leur coordination, ainsi que la transparence des actions des responsables publics.

Les pays de la CEMAC ont connu une baisse de croissance, une faiblesse des ressources et un déficit budgétaire à cause de la crise malgré les apports de la banque centrale. Car, cinq des six pays de la communauté dépendent étroitement de la production pétrolière.

Au regard de la persistance de la morosité de la conjoncture économique, la CEMAC devrait améliorer les politiques budgétaires et macroéconomiques prudentielles, poursuivre la réforme des institutions nationales et moderniser les processus décisionnels en matière économique.

La conférence de Yaoundé a regroupé plus d’une vingtaine de gouverneurs de banques centrales africaines et du Cambodge, ainsi que des universitaires, des politiques et des experts des institutions financières internationales.

« Ces réflexions vont conduire à des solutions pour une sortie de crise », a signifié le ministre camerounais des finances, Alamine Ousmane Mey, qui a ouvert cette rencontre de réflexion et de partage d’expériences.

Pour lui, cette conférence s’inscrit dans le cadre des mesures arrêtées en décembre dernier par les chefs d’Etat de la communauté en vue d’endiguer les effets de la crise économique.
L’on signale la baisse des réserves de la banque centrale avec un taux de couverture de la monnaie qui est passé de 100% il y a deux ans, à 70% actuellement.

Christian Brice Elion

Africatime

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