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L’ONU appelle les acteurs non-étatiques à ne pas entraver l’accès humanitaire en Centrafrique

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NEW YORK (Nations Unies), (Xinhua) — Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a fait part mercredi de son inquiétude face aux tensions qui montent à nouveau dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine (RCA), laissant craindre une explosion de violence entre groupes armés rivaux dans la ville de Bambari.

“Avec une population de 42.000 habitants et abritant plus de 26.000 déplacés, un conflit ouvert à Bambari serait dévastateur pour la population civile”, a prévenu dans un communiqué le Coordonnateur humanitaire par intérim en RCA, Michel Yao, en ajoutant : “La probabilité d’un tel conflit laisse entrevoir une fragilisation accrue et dangereuse de la population déplacée dont la vulnérabilité demeure à plusieurs titres une source de préoccupation.”

Dans ce contexte, le Dr. Yao a appelé les groupes armés et tous les acteurs non-étatiques à ne pas perdre de vue l’impact d’un affrontement violent sur la situation déjà délicate des civils. Il les a exhortés à ne pas hypothéquer les acquis des deux dernières années, en termes de réconciliation et de cohésion sociale mais aussi ceux enregistrés dans l’amélioration de la situation humanitaire.

Depuis le début du conflit le 21 septembre 2016 dans la ville de Bria (est de la RCA), la préfecture de la Ouaka a enregistré plus de 18.000 nouveaux déplacés. Située à 385 kilomètres de la capitale du pays Bangui, la ville de Bambari a déjà subi les conséquences de plusieurs vagues de violence causées par des groupes armés et accueille à présent 300 nouveaux déplacés provenant des localités situées sur l’axe Bambari-Ippy-Bria.

Africatime

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