Le directeur général Ibrahim Hamidou affirme que le gouvernement relance la production à la hausse de la culture de coton

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Bangui– Le Directeur général de la Cellule Coton, Ibrahim Hamidou a déclaré dimanche 22 janvier 2017 à Bossangoa, au cours d’une interview à la presse nationale que le gouvernement a consacré pour l’année 2017, 50 mille hectares de superficie à la filière coton dans les préfectures de la Nana Gribizi, la Kémo, la ouaka, la Basse Kotto, l’Ouham et l’Ouham-Pendé afin de renouer définitivement avec la culture de coton.

L’objectif recherché est de dresser l’état de la filière coton et son essor dans la culture vivrière en Centrafrique.

La culture du coton est la culture locomotive des autres cultures à l’instar du Burkina Faso et du Mali où la production du coton a relancé l’économie de ces deux pays par à rapport à l’essor des produits vivriers, a expliqué Ibrahim Hamidou.

L’autre stratégie du gouvernement consiste à mettre en place dans la localité de Bossangoa l’industrie de production de l’huile comestible en partenariat avec la chine, a-t-il annoncé.

« Nous avons toujours jeté les graines de coton. Alors que les graines de coton possèdent en elles de l’huile, du tourteau pour l’augmentation du nombre de bétail. Cela va amener la République Centrafricaine à ne pas être toujours dépendante du Tchad et du Cameroun en matière d’huile», a-t-il ajouté.

« Si on est dans la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), on doit essayer de gérer notre production pour être indépendant », a-t-il poursuivi, relevant que pour l’instant la République Centrafricaine constitue un marché pour le Tchad et le Cameroun.

Introduite par le Gouverneur Félix Eboué en 1929, la culture du coton a été depuis lors une culture traditionnelle de savane en République Centrafricaine, et le pays était même un moment classée au premier rang en Afrique Centrale.

Mais, avec les crises récurrentes qui ont entraîné la destruction de 5 usines sur 6, cette culture a été laissée pour compte, par manque de subventions et d’intrants, ce qui fait qu’aujourd’hui la Centrafrique est le dernier pays en matière de production de coton en Afrique Centrale.

Il convient de rappeler que la dernière bonne production de la RCA était de 59 000 tonnes en 1969– 1970, et de 46 000 tonnes en 1997-1998 contre seulement 4 000 tonnes actuellement.

Sébastien Lamba

abangui

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