Lagarde (FMI) espère 5% de croissance par an pour reconstruire la Centrafrique

Lagarde (FMI) espère 5% de croissance par an pour reconstruire la Centrafrique

23
PARTAGER

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a estimé mercredi à Bangui que la Centrafrique, ruinée par la guerre, pouvait connaître une croissance de 5% par an, malgré le ralentissement de l’économie en Afrique subsaharienne.

“Avec une mise en oeuvre réussie du plan de redressement et de rétablissement de la paix, le FMI espère une croissance de l’économie de l’ordre de 5% du PIB par an à moyen terme”, a déclaré Mme Lagarde devant l’Assemblée nationale, faisant part aux députés centrafricains de son “optimisme”.

“Le FMI vous apportera son total soutien dans votre quête de stabilité politique, d’amélioration de la gouvernance et de résurgence économique”, a-t-elle ajouté, selon la version de son discours publiée sur le site du FMI.

Le FMI va notamment aider le gouvernement centrafricain à améliorer son système fiscal, “l’un des plus faibles de l’Afrique subsaharienne”, a relevé l’ex-ministre française.

Elle a rappelé que les donateurs internationaux avaient récemment promis plus de deux milliards de dollars pour relever le pays lors d’une conférence à Bruxelles en novembre dernier.

Mme Lagarde a souligné que la reconstruction de la Centrafrique s’inscrivait dans un contexte “de faible croissance à la fois de l’économie mondiale et en Afrique subsaharienne”.

“Le prix des matières premières a baissé, et l’accès au marché financier extérieur est plus contraint”, a relevé Mme Lagarde, qui a participé le 23 décembre à Yaoundé à un sommet économique de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac – Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad).

A cette occasion, ces six pays, tous producteurs de pétrole sauf la Centrafrique, ont écarté toute dévaluation de leur monnaie (1 euro pour 655,957 FCFA) moyennant l’ouverture de négociations avec le FMI.

Mme Lagarde a rencontré dès son arrivée mardi soir à Bangui le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

Si le calme est revenu à Bangui, le pays peine à se relever du violent conflit commencé en 2013 avec le renversement de l’ex-président François Bozizé. Des groupes armés sont encore actifs à l’intérieur du pays, qui se trouve sous la quasi-tutelle des 12.000 Casques bleus de la Minusca.

Mme Lagarde doit s’envoler mercredi après-midi pour Entebbe pour une visite de deux jours en Ouganda.

Africatime

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE