République Centrafricaine: la situation des enfants se dégrade largement, selon un rapport

République Centrafricaine: la situation des enfants se dégrade largement, selon un rapport

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Bangui (Afriquinfos) –Le Comité des droits de l’enfant a examiné le rapport périodique présenté par la République centrafricaine sur les mesures prises par le pays pour donner effet aux dispositions de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Présentant ce rapport, Mme Virginie Mbaikoua, Ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale de la République centrafricaine, a expliqué que malheureusement, avec la crise de 2012 à 2016, les enfants ont vu leurs droits se dégrader considérablement et leur état de vulnérabilité s’aggraver. Néanmoins, après le retour à l’ordre et les élections de 2016, la promotion des droits humains des personnes vulnérables – et plus particulièrement des enfants – a reçu un rang de priorité, a-t-elle ajouté.

Mme Mbaikoua a en outre souligné qu’une série de mesures avaient été prises au niveau politique pour assurer la paix et la réconciliation dans le pays. Elle a ensuite souligné que les efforts du Gouvernement en matière de santé ont en particulier porté sur la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, ainsi que sur la santé reproductive.

En 2016, a poursuivi Mme Mbaikoua, des mesures d’envergure ont été prises contre les occupations illégales d’écoles par les groupes armées, afin de garantir aux enfants une scolarisation effective et gratuite. Entre 2015 et 2016, a-t-elle ajouté, quelque 204 espaces temporaires d’apprentissage et de protection de l’enfant ont été établis; ces espaces ont accueilli plus de 30 000 enfants réfugiés et déplacés, a-t-elle précisé.

La Ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale a par ailleurs souligné que la législation centrafricaine punit sévèrement les abus sexuels sur mineur. De plus, a-t-elle fait valoir, des avancées législatives ont permis de mieux protéger et défendre les droits des enfants pygmées et des peuples autochtones. La Ministre a ensuite expliqué que les dix groupes armées signataires de l’accord de Brazzaville se sont engagés à renoncer à recruter des enfants et à libérer ceux qui se trouvent en leur sein.

Mme Mbaikoua a reconnu qu’il restait encore à la République centrafricaine des efforts à fournir dans le domaine de la protection de l’enfance. Elle a notamment évoqué l’absence de brigade pour mineurs dans les provinces; l’existence d’un seul quartier pour mineurs en milieu carcéral; l’absence de prise en charge des enfants considérés comme sorciers; l’absence de politique contre le mariage des enfants; ou encore l’absence de programme de prise en charge des enfants victimes de violences sexuelles. Il s’agit des plus grands défis auxquels est confrontée la République centrafricaine en matière de droits de l’enfant, a conclu la Ministre.

Innocente Nice

Africatime

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