Le président TOUADERA déjeune avec la presse

Le président TOUADERA déjeune avec la presse

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Le Président Touadéra a déjeuné avec une soixantaine de journalistes de la presse publique, privée et internationale. Cette occasion a permis aux professionnels des médias de faire part de leurs préoccupations au numéro un centrafricain. Le Président a répondu aux questions d’une dizaine de journalistes et était prêt à aller au delà.

Mesdames et Messieurs les Journalistes et Directeurs de Publication,Je suis ravi de vous rencontrer ce jour dans le cadre de cette première rencontre convoquée à mon l’initiative. J’ai cru bon de vous recevoir aujourd’hui en raison du rôle combien important que la presse joue dans la stabilité et le développement économique et social de notre pays.

Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez tous, notre pays a connu des moments les plus sombres de son histoire.

Il a connu des actes de violence de tout genre, de torture, des pillages, des destructions de biens publics et privés, d’importants mouvements de populations.

Nous avons reculé au moment où les autres pays de la sous région, de la région d’Afrique et du monde avançaient.

Mais, le peuple centrafricain dans son ensemble s’est levé pour dire non à l’anarchie et se prononcer en faveur d’un retour à la démocratie et l’État de droit à travers les élections libres, démocratiques et transparentes qui m’ont porté à la magistrature suprême de l’État.

Depuis lors, je me suis attelé avec le gouvernement à remettre le pays sur la voie de la stabilité et du développement pour le bien de l’ensemble des populations centrafricaines.

Et, je pense que la presse a un rôle important à jouer dans cette étape décisive.

Mesdames et Messieurs,

Je tiens à renouveler, devant vous, mon attachement à la liberté de la presse et aux valeurs démocratiques chères à notre pays.

Pour réussir le défi de reconstruction de la République Centrafricaine nous avons besoin d’une presse objective, capable de véhiculer des messages de paix, de développement et de cohésion sociale.

Je sais qu’une bonne partie d’entre vous accomplit le travail de journaliste avec rigueur et professionnalisme.

Il faut, cependant, faire attention aux dérives qui menacent votre profession et qui peuvent constituer des obstacles non seulement à la liberté de la presse mais aussi au retour à la stabilité du pays et à la cohésion entre les communautés.

La rumeur comme source d’information, la diffamation, les injures, la confusion entre vie privée et affaires publiques, la calomnie, la délation, le mensonge sont autant de maux qui ternissent l’image de presse et qui alimentent la division, la haine et qui incitent à la violence.

Je crois à la divergence des idées et à la liberté d’expression.

En même temps, je suis opposé aux contre vérités et à tout ce qui ternit l’image du pays.

J’exhorte notre à projeter une bonne image de notre pays à travers des articles et parutions qui :

– consolident la paix et la stabilité ;
– encouragent le développement ;
– respectent la vie privée des citoyens quels qu’ils soient ;
– éduquent et qui instruisent les populations ;
– valorisent l’image de notre pays ;
– préservent la cohésion sociale.

• Mesdames et Messieurs,

Je suis conscient des difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de votre profession :

– Le problème des locaux pouvant abriter votre organisation ;
– Le manque d’aide financière sous forme de subvention ;
– Les questions d’accès aux sources d’informations ;

J’ai instruit le gouvernement pour chercher des solutions durables à tous ces problèmes.

Je compte sur notre presse pour qu’elle soit un véritable acteur de développement au titre de la nouvelle année qui commence.

Pour finir je vous souhaite une bonne et heureuse année 2017.

Je vous remercie.

abangui

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