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Centrafrique : La SODECA a repris ses activités dans la ville de Bouar

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BAORO, 24 Novembre 2016(RJDH) — La Société de Distribution d’Eau en Centrafrique a repris ses activités depuis le week-end dernier dans la ville de Bouar. Ceci après huit(8) mois d’inactivité. La majorité de la population s’est réjouie de cette reprise tandis que d’autres se plaignent car l’eau de la SODECA ne coule pas dans leur robinet.

Le gouvernement Centrafricain place l’accès à l’eau potable au cœur de sa politique. Ce qui n’est pas encore effectif pour beaucoup de centrafricain. A Bangui par exemple le CICR apporte son appui technique et logistique pour permettre à la Société de distribution d’eau en Centrafrique de fournir l’eau de qualité à la population. C’est dans ce contexte que les activités de la SODECA ont repris après 8 mois d’inactivité liée à la panne du groupe électrogène.

Selon le chef de secteur de la SODECA de Bouar, Hubert Gombo, « la panne qui était intervenue sur le groupe électrogène a durée huit(8) mois malgré que nous avions effectué une descente à Bangui pour y remédier », a-t-il expliqué.

Hubert Gombo regrette que certains quartiers ne sont pas desservis en dépit de la reprise « des casques, de tuyaux des réseaux d’eau, la situation de certains quartiers isolés comme Herman suite au passage du goudron, les quartiers Camp de Roux et l’élevage qui n’ont pas l’accès à l’eau potable et le non-paiement des factures par les contribuables » a-t-il déploré avant de  lancer un appel aux personnes de bonne volonté afin de doter la SODECA d’un nouveau groupe électrogène qui servira de relais en cas de panne.

Dans les quartiers de la ville de Bouar, les habitants sont divisés suite à la reprise des activités de la SODECA dans la localité, « la reprise ne va même pas durer puisque la SODECA a seulement un seul groupe électrogène. Le mieux c’est qu’elle puisse en avoir deux, et que les tuyaux soient changés à tout moment pour éviter les rouilles sources de contamination de l’eau ».

L’absence de l’eau de la SODECA à Bouar entraîne la population à s’approvisionner  en eau de ruisselle non traités ou encore de l’eau de forage. De source hospitalière, la consommation de ces eaux non traités à la première cause des maladies diarrhéiques, alors des sources concordantes notent une montée de bagarre au point d’eau de forage. Un constat d’un habitant de la localité joint par le RJDH.

Cette panne est survenue un mois après le rechange des trois pompes de distribution d’eau financé par l’Unicef en partenariat avec l’Echo.

RDJH

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