La reconciliation nationale : une émanation de l’essence de notre peuple

La reconciliation nationale : une émanation de l’essence de notre peuple

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La réconciliation, c’est d’abord accepter de se ranger sous la contrainte de l’association-politique (l’État), c’est-à-dire, accepter que l’État prenne en charge la question de protection et de la sécurité des personnes et des biens sur tout le territoire et d’en assurer la libre circulation.
La réconciliation, c’est la volonté politique de s’unir, de s’associer pour construire un destin et un avenir commun. La réconciliation, à ne pas confondre, n’est pas une prise en charge sociale par l’État des uns et des autres, elle n’est pas non plus le processus du DDRR. Elle est le processus par lequel chaque citoyen accepte d’apporter de sa puissance à la création d’un État-politique (l’association des peuples libres).
L’Etat-politique ne pourrait tolérer, un seul instant, une quelconque discrimination entre les citoyens, il en fait plutôt un délit. L’Etat-politique donne la dignité et l’égalité à tous. L’Etat-politique donne à chaque individu le statut de citoyen et souverain. L’Etat-politique refuse toute expression de minorité et favorise l’ascension sociale à tous. L’Etat-politique refuse tout phantasme de quelque ordre qu’il soit et favorise l’adhésion de tous à la république. L’Etat-politique est fécond, il construit, il organise, il agrandit. L’Etat-politique par son principe est équitable et agit dans les limites des pouvoirs que les citoyens lui ont confiés. Les actions de l’Etat-politique répondent à l’objet de l’institution dont il est appelé à défendre.
L’Etat-politique est un Etat de droit, un refrain dans le processus de la démocratie, il ne se limite pas au rituel électoral mais un comportement de tous les jours et dans tous les domaines, la règle de droit est présente au niveau de toutes les instances de l’Etat, elle ne laisse aucune place à l’arbitraire, régente tout car elle est le critère permanent de distinguer ce qui est bien de ce qui est mal et ne tolère pas les interprétations divergentes.
La loi est le ciment de l’association-politique, elle est le garant de la liberté. Elle n’exprime pas la volonté du plus fort mais la volonté générale des citoyens.
La loi doit empêcher l’intolérance, l’injustice, les inégalités, le népotisme et le despotisme.
Ainsi, nous allons vers la nécessité de fonder une république juste et égalisatrice pour l’intérêt général et le bien commun. Seule la loi peut garantir la liberté en protégeant le citoyen vertueux et en punissant l’ennemi de l’expression de la volonté générale. La liberté du citoyen dépend donc du degré de son asservissement à la loi. Cet Etat de droit est laïc et souverain, il est a-religion et a-racial.
La réconciliation, il faut du courage et de la volonté. Cette volonté doit être précédée :
d’une volonté de faire table rase du passé égoïste, lugubre et macabre
d’une volonté de dépasser les limites de l’intolérance, du chauvinisme religieux et ethnique, et les remplacer par des mécanismes de réconciliation et d’intégration
d’une volonté de favoriser partout des synergies dans toutes nos provinces, de façon à accélérer le processus d’unification et à déconstruire les antagonismes, ce qui amènera tout naturellement les populations vers la solidarité générale. Par synergies, ce sont toutes ces associations d’actions sociales et d’entraides efficaces de cœur. Elles pourront de la sorte aplanir les inimitiés. Certes, ce processus ne s’enclenchera pas seul sans être appuyé par l’Etat et, si ce principe s’inscrit dans la réalité politique quotidienne ; cela ne signifiera pas pour autant que tous les conflits et les problèmes seront résolus : ce qui importe c’est chercher à purger les antagonismes et les inimitiés qui barrent la route à la réconciliation nationale et aux rapports économiques et culturels harmonieux qui unissaient.
L’Etat doit encourager et codifier juridiquement ces synergies et restituer à chaque fois les rapports tout en éliminant ce qui les contrecarre.
Voilà, ce qui serait le processus de la réconciliation ; il sera long mais nécessaire et citoyen. La réconciliation c’est le choix de la liberté, une idée fondamentale que nous devrions défendre, une émanation de l’essence de notre peuple.
Faustin Archange TOUADERA est un Président légitime, il a l’autorité acquise pour conduire avec sérénité cette réconciliation. La réconciliation ne doit pas être un bricolage politique, elle doit aussi traiter de fond nos problèmes de société et d’y apporter les solutions politiques appropriées.
Mobilisons-nous pour la grande marche vers la création d’un l’État-Nation.
Robert ENZA,

abangui

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