Centrafrique : Abdel Kader Kalil s’inquiéte d’un éventuel échec du processus DDRR

Centrafrique : Abdel Kader Kalil s’inquiéte d’un éventuel échec du processus DDRR

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BANGUI, 24 AOUT 2016(RJDH) —Le général Abdel Kader Kalil de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement Fondamental (UFDRF) une fraction de l’ex-Séléka qui prône la paix appelle la population Centrafricaine de marcher le 21 Septembre prochain pour demander le départ de la Minusca. Il s’inquiète de la plateforme du DDRR mise en place par la présidence et propose au président Tchadien Idriss Déby Itno de rendre Noureldine Adam et Abakar Sabonne à la justice centrafricaine. Une position exprimée hier 23 Aout lors d’un point de presse tenu à son domicile au centre-ville.

Abdel Kader Kalil  s’inquiète de la mise en place du comité de pilotage DDRR, pour lui la personne nommée à la tête du comité n’est pas pleinement impliquée dans ces éléments, « Vous devez savoir que Abakar Sabone n’est pas de la Séléka et si aujourd’hui, la présidence nomme quelqu’un qui se dit chef d’Etat-major d’Abakar Sabone, c’est déjà un échec pour le DDRR. Puisqu’il ne connait pas les mercenaires tchadiens, soudanais et sud-soudanais qui étaient avec nous dans la Séléka» a-t-il affirmé.

Il a annoncé la tenue prochaine d’une grande marche citoyenne, pour demander le départ des forces onusiennes de Centrafrique. Selon lui, la présence de la Minusca ne fait qu’enfoncer le pays dans la crise, « nous avons pris notre temps pour observer la Minusca et nous avons constaté que les forces des Nations-Unies sont là que pour leur propre intérêt. C’est pourquoi j’appelle toute la population Centrafricaine de sortir massivement le 21 Septembre pour demander le départ de la Minusca, trop c’est trop, c’est notre pays », a-t-il laché.

Sur la situation de Noureldine Adam et Abakar Sabone, Abdel Kader Kalil a demandé au président Tchadien Idriss Deby Itno de tout mettre en œuvre pour les rendre à la justice centrafricaine, afin de garantir les relations diplomatiques entre ces deux Etats. « Ils sont là tranquilles sur le territoire tchadien et créent une psychose à la population centrafricaine à travers leurs déclarations et des images publiées, que le président tchadien les rende à la justice de leur pays », souhaite-il.

Abdel Kader Kalil est l’un des leaders de la coalition ex-Séléka, il prône la paix après la démission sous pression de Michel Djotodia en janvier 2014.

RDJH

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