Une experte de l’ONU appelle à rétablir l’autorité de l’Etat en Centrafrique

Une experte de l’ONU appelle à rétablir l’autorité de l’Etat en Centrafrique

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GENEVE, (Xinhua) — L’experte de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita Bocoum, a appelé, dans un communiqué de presse publié mardi, à désarmer les groupes armés en Centrafrique et rétablir l’autorité de l’Etat.

Mme Keita Bocoum vient d’effectuer une visite en Centrafrique. “Au cours de ma visite, j’ai fait le constat d’une société civile inquiète et qui attend de voir les premières mesures du gouvernement se réaliser de manière inclusive et stratégique, notamment en matière de sécurité et de justice. J’ai aussi noté la frustration et le sentiment d’exclusion parmi les jeunes, les femmes et les communautés religieuses, à Bangui et l’intérieur du pays”, a-t-elle déclaré.

Elle a invité “le gouvernement, en coordination avec les forces internationales, à mettre en oeuvre des mesures robustes pour faire cesser les affrontements, assurer l’impératif de protection des civils et des acteurs humanitaires, et porter assistance aux victimes et aux personnes déplacées”.

Mme Keita Bocoum a également insisté sur le fait que des mécanismes non-judiciaires de recherche de la vérité et des mesures de réparation “seront nécessaires pour faire la lumière sur le passé, tourner la page de l’héritage des violences antérieures et garantir la non-répétition”.

Lors de son séjour en Centrafrique, Mme Keita Bocoum a rencontré plusieurs représentants du nouveau gouvernement centrafricain, y compris le Premier ministre, les ministres de la Justice, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire. Elle a également échangé des points de vue avec le président de l’Assemblée nationale centrafricaine, des partenaires internationaux, des représentants de la société civile et des autorités religieuses.

Mme Keita Bocoum doit présenter son rapport final sur la situation des droits de l’Homme en Centrafrique au Conseil des droits de l’Homme en septembre prochain.

Africatime

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