Retour sur les deux jours de violence qui ont secoué la Centrafrique

Retour sur les deux jours de violence qui ont secoué la Centrafrique

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Une trentaine de personnes ont perdu la vie entre dimanche et lundi dans des heurts à Bangui et dans le nord de la Centrafrique, dans la région de Batangafo à une centaine de kilomètres à l’ouest de Kaga-Bandoro.

Pourquoi le Km 5 à Bangui s’est embrasé ?

Une arrestation qui tourne mal

Dimanche 19 juin, les policiers centrafricains, qui ont renforcé les contrôles aux entrées de Bangui depuis plusieurs jours, arrêtent une quinzaine de personnes, des Peuls, au niveau du Pk 12 (point kilométrique 12). Si la majorité est rapidement libérée, cinq sont maintenus en détention à la Section de recherches et d’investigation (SRI).

Plusieurs font partie des groupes d’autodéfense du Kilomètre 5, quartier limitrophe du 3e arrondissement, certains seraient même des parents de leur leader, Haroun Gaye. Ce dernier est membre du FRPC (la branche de l’ex-Séléka dirigée par Noureddine Adam et Michel Djotodia). La Minusca a plusieurs fois tenté de l’arrêté, en vain.

Mécontents, les membres de cette milice réclament leur libération, avant d’attaquer le commissariat du 3e arrondissement. Grâce au soutien d’Abdoulaye Hissène, un des principaux « généraux » de l’ex-Séléka, brièvement arrêté mi-mars avant de s’échapper de la prison de Bangui, ils parviennent à prendre en otage cinq policiers.

Africatime

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