La FAO envoie des aides alimentaires et des semis en Centrafrique.

La FAO envoie des aides alimentaires et des semis en Centrafrique.

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L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture entend soutenir les efforts de remise debout de la République centrafricaine.

Lors de sa visite à Rome, le 18 mars dernier, le président centrafricain nouvellement élu, Faustin Archange Touadéra, avait reçu l’appui du Vatican, de l’Italie et de la FAO dans la phase actuelle de reconstruction de la République centrafricaine. La FAO, notamment, avait félicité le pays pour son retour à la stabilité, promettant qu’elle serait aux côtés des populations et des autorités pour la reconstitution des stocks alimentaires mis à mal par près de trois ans de violence.

Le directeur de la FAO, José Graziano da Silva, s’était montré particulièrement compréhensif, estimant que la lutte contre la pauvreté dans un pays sortant de conflit passait par l’aide à ses agriculteurs. Les promesses et les assurances données au président au cours de cette visite en Europe commencent apparemment à produire leurs effets. La FAO et le Programme alimentaire mondial, PAM, annoncent, en effet, qu’ils ont commencé à fournir de l’aide à quelque 50.000 familles et agriculteurs dans les zones vulnérables. Elle consiste en semences, outils aratoires et aide alimentaire.

La FAO annonce que cette assistance coïncide avec la saison des cultures, période où les populations sont particulièrement exposées, les stocks alimentaires étant au plus bas. La FAO a fourni des semences et des plantes dans le cadre d’un projet dit « protection des semences », alors que le PAM contribue par un apport en arachides, maïs, sorgho et haricots. L’agriculture centrafricaine a été dévastée par les années de guerre. Les deux organisations internationales font savoir que 50.000 autres familles seront aidées à la deuxième saison des cultures (août-septembre), l’aide devant toucher un total de 500.000 personnes.

Cette aide est aussi la réponse concertée de donateurs institutionnels ou étatiques que les gouvernements d’Italie, de Belgique, du Canada, de France, du Japon, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis ont apporté leur contribution;tout comme la Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne, la Banque mondiale etc. Pour la relance durable de l’agriculture en Centrafrique, la FAO avait lancé un appel d’aide de 86 millions de dollars pour soutenir 1,55 millions d’agriculteurs, renforcer le système sanitaire et appuyer le gouvernement de M. Touadéra dans la sécurité alimentaire.

Lucien Mpama

abangui

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